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lesvaites.com  : défendre le quartier des Vaîtes contre la bétonisation ! La mairie veut construire 1150 logements et détruire l'habitat d'espèces animales protégées !

La Mairie réunit les habitants en petits groupes...

30 Janvier 2006, 20:00pm

Publié par Pierre CHEVASSU & Eric DACLIN

Après avoir réuni les maraîchers, la Mairie serait-elle en train de réunir les habitants des Vaîtes par petits groupes ? Bizarre..., pourquoi faire désormais passer les informations par petits groupes ?

Vendredi 27 janvier M LOYAT, sa directrice du Service de l'Urbanisme et le nouveau M Vaîtes de la Mairie : M GAVIGNEAU ont invité à la Mairie les familles habitant les 6 maisons situées en haut du chemin du Vernois.  

Les Vaîtois souhaitaient qu'un membre du Conseil d'Administration les accompagne. Aussi Pierre CHEVASSU était présent en observateur.

Alors une réunion pour dire quoi ?

En fait uniquement pour confirmer ce qu'avait déjà laissé entendre M Le Maire lors de la réunion du 6 décembre c'est à dire que les 6 maisons du haut du chemin du Vernois vont sortir du périmètre de la zone 1 NA et future zone AU à 3.81€/m2, qui a provoqué autant de remous. Sans devenir trop technique, les terrains sur lesquels sont construites ces maisons vont passer en zone UD (constructibles avec un coef  d'occupation au sol de 0.30 et maxi rdc + 2 niveaux). Le périmètre sera arrêté et voté lors d'un Conseil municipal en avril 2006.

Il n'en reste pas moins que si ces familles peuvent désormais espérer rester habiter aux Vaîtes, elles restent dans l'incertitude en ce qui concerne leur cadre de vie. Aussi les nuisances liées à la route à 2 voies + tram ont été évoquées ainsi que la question qui nous tarabuste : la densité de construction des 2 000 logements et les nuisances et les erreurs du passé que nous ne voulons pas voir se répéter.

Prochaine réunion de la Mairie, jeudi 2 février à 20h à l'école Pierre et Marie CURIE. Les habitants des Vaîtes attendent beaucoup de réponses concrêtes !

Nous évoquons beaucoup la situation des personnes qui habitent aujourd'hui aux Vaîtes dans la zone sur laquelle la Mairie voudrait construire 2 000 logements. Mais si vous voulez savoir ce qu'en pensent les habitants des immeubles alentours, il suffit de regarder les vitrines des agences immobilières de Besançon : "vend appartement quartier rue de la Vaîte !" ... "Vend appartement quartier des Vaîtes !".

Et voilà Messieurs de la Mairie... Est-ce que vous pensez encore que 2 000 logements est un objectif ? Alors que la population qui le peut entreprend un véritable exode en fuyant ce futur quartier qui fait peur ! Comment pensez vous que ces personnes qui n'auront pas pu vendre leur appartement dans de bonnes conditions grâce à votre projet, vont réagir lors des prochaines élections ?

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Jeudi 2 février, après la réunion publique organisée par M Le Maire, M LOYAT nous a dit (très courtoisement) qu'il regrettait que nous ayons présenté d'une façon qu'il avait ressenti comme tendancieuse, les rencontres qu'il a initiées avec les maraîchers et le groupe des 6 maisons. Nous lui avons expliqué que nous nous ETONNIONS que la Mairie rencontre en premier des petits groupes d'habitants et seulement ensuite l'Association.

M LOYAT nous a expliqué que le fait de rencontrer les habitants par petits groupes était motivé par le fait de traiter dans le détail des sujets qui ne concerne en fait que le groupe rencontré (maraichers, habitants de tel groupe de maisons).

Reconnaissons donc à la Mairie le droit de discuter directement avec les habitants et d'aborder dans le détail des sujets ou certains aspects.

Au delà des propos de M Le Maire, nous avons ressenti, le 2 février, une évolution de son équipe voulant faire un pas pour comprendre et essayer de tenir compte des inquiétudes et des préoccupations des habitants des Vaîtes. La forte mobilisation de tout le quartier ne pouvait pas rester sans effet !

Nous attendons donc le prochain RDV du 11 février avec impatience !

(le 11 fév. M le Maire rencontrera le Conseil d'administration de l'Association).

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La Mairie contestée par plusieurs associations...

23 Janvier 2006, 22:41pm

Publié par Jean Claude GOUDOT

Et voilà... comme nous l'annoncions samedi, des associations qui ont en commun un rôle citoyen et sont confrontées à la surdité de la Mairie et à un journaliste "dont la plume semble avoir été trempée dans l'encrier du Service d'Urbanisme de la Ville" établissent des contacts et nouent des liens.
A force de prendre les bisontins pour des moutons ; il fallait s'y attendre. Pour la suite, comme le disent si bien Chevallier et Laspalès : "c'est vous qui voyez  !"
La réponse est rédigée par le Président de l'Association Chaprais-Rotonde : Jean Claude GOUDOT.
 
Réponse au "Fait du Jour" : Construire"  paru le 21 janvier 2006 dans l' EST REPUBLICAIN
              
Que se passe-t-il à propos des 50 ares du terrain Hugenschmitt situé au 53 Rue de Belfort ?
Et pourquoi l'association de défense "Chaprais-Rotonde" mobilise la population à ce sujet ?
 
1). Tout d'abord il convient de rappeler que cette association s'est préoccupée dès le début de l'année 2001 du devenir de ce terrain le jour où l'entreprise Hugenschmitt souhaiterait s'installer dans des locaux modernes et plus fonctionnels.
Les principales têtes de liste aux élections municipales avait été interrogées en mars 2001 quant à la proposition de préempter ce terrain afin d'y construire un équipement socio-éducatif dont le quartier a besoin et/ou un parking du fait des problèmes de stationnement.
 
- Jean-Louis Fousseret, candidat, nous répondait : " à étudier finement avec les associations du quartier"
- Les verts proposaient un espace vert.
 
Depuis 2001, nous n'avons cessé d'intervenir auprès de la mairie sur cette question. Aucune concertation n'a été organisée.
 
2). Un promoteur privé, PROMOGIM, a signé un compromis de vente avec Hugenschmitt et les propriétaires d'une villa voisine et obtenu un permis de construire pour 77 logements (selon l'affichage) le 11 août 2005.
- La ville a négocié avec ce promoteur, 22 places de parking publiques (qui seront payantes), ce qui est loin de répondre aux besoins des habitants et des commerces du quartier.
- Elle a imposé un cheminement piétonnier dont la grande majorité des habitants qui pourraient être concernés ne voient pas l'utilité, dans la mesure où deux rues proches relient la rue de Belfort à la rue de la Rotonde : rue Suard et rue du Château-rose, et que ce cheminement n'apporte rien sinon des problèmes.
- En effet, il ménage coins et recoins qui ne manqueront pas de poser des problèmes de sécurité et de responsabilité des futurs co-propriétaires occupants de ce projet Promogim qui seront les premiers lésés.
- Il ne fait pas, sur toute sa longueur, la largeur obligatoire de 3 mètres.
                                                                                                                                                                
A l'examen des plans de ce permis, nous relevons plusieurs erreurs : 76 logements sont décomptés au lieu des 77 annoncés sur le terrain ( à la mairie 154).
 
Il est annoncé dans le volet paysager : 2 bâtiments de même hauteur Rez-de-chaussée plus 3 + attique (soit 5 niveaux) et un bâtiment beaucoup plus modeste Rez-de-Chaussée + 2 + attique (soit 4 niveaux).
Or sur les plans tous les bâtiments sont à la même hauteur (14 mètres).
 
3). Le recours devant le Tribunal Administratif.
Face à ces contradictions notre association a adressé un courrier conciliatoire le 02 sept.2005 à la mairie qui n'a jamais répondu.
Devant ce silence, l'association a été contrainte de déposer un recours devant le Tribunal Admnistratif en date du 14 octobre 2005. Or, ce jour là il est porté à notre connaissance, de manière fortuite (notre avocate s'étant présentée à la mairie afin d'y récupérer le document relatif aux affichages du permis et nécessaire au dossier, document qu'elle avait réclamé et jamais reçu) que le permis était retiré depuis le 03 oct.2005, justifiant ainsi nos remarques.
La notification de retrait du permis sur les panneaux publics d'affichage en mairie se fera dans la précipitation, l'après-midi du jour du dépôt du recours !!!
 
4). Un nouveau permis de construire est délivré par la mairie le 06 décembre 2005. Les contradictions dénoncées ont été gommées et le projet de 76 logements se concrétisent par 2 bâtments de Rez-de-chaussée + 3 + attique, soit environ 14 mètres de haut.
 
Le cheminement piéton , qui ne mesure toujours pas les 3 mètres réglementaires sur toute sa longueur est présenté , dans ce nouveau projet, comme une occasion de redécouper "cet îlot de grande taille composé par les rues de Belfort, Rotonde, Château-rose et.... Charles Fourier".
Cette présentation omet 2 rues situées entre les rues du Château-Rose et Charles Fourier : les rues Suard et Marie-Louise!
Alors, à quoi peut servir ce cheminement piétonnier, sinon, comme l'indique le premier projet, à permettre "de desservir un second projet immobilier ayant accès sur la rue de la Rotonde".
Or, ce projet est également contesté (son instruction est en cours à la mairie, après deux projets avortés) du fait de l' insuffisance de son accès par la rue de la Rotonde!
 
- Aussi, notre association a adressé un courrier à la mairie afin de lui demander de renoncer à ce projet de cheminement imposé à PROMOGIM qui risque de s'avérer dangereux et n'est pas réglementaire quant à sa largeur.
 
-5). Qui défend l'intérêt général ?
Rappeler à la mairie qu'il convient d'éviter des cheminements insécurisés, au statut juridique incertain porteur d'obligations pour les nouveaux habitants et qui ne fait pas la largeur réglementaire ce serait "une prise d'intérêts privés" ?
L'association de défense "Chaprais-Rotonde" est au contraire soucieuse de l'intérêt général.
 
-6). Plan d'occupation des sols et Plan local d'urbanisme (POS et PLU)
Il est vrai que le POS actuel qui doit être remplacé par le PLU dès 2006 (?) permet une construction de 22 mètres au lieu des 14 projetés.
- Or les services de l'urbanisme ont, à plusieurs reprises, par rapport à d'autres projets immobiliers, rappelé que la règle serait de R+4 en bordure de rue (14 m) et R+3 en coeur d'îlot (11 m).
Le projet PROMOGIM est donc une sorte de compromis entre POS et PLU.
L'association attend, avec impatience, (le calendrier initial n'est pas respecté) la phase d'enquête publique nécessaire avant l'adoption définitive de ce PLU.
Car on oublie, trop souvent, que le quartier des Chaprais est, après Planoise, le deuxième quartier le plus peuplé en densité.
                                                                                                                                                             
L'association qui a déjà recueilli 600 signatures d'habitants sur des propositions en matière d'urbanisme participera activement à cette enquête aux côtés des autres associations créées à Besançon afin de défendre les intérêts des habitants, (comme aux Vaîtes).
En conclusion, serait-il devenu impossible de construire à Besançon du fait de l'opposition d'associations de défense des habitants ?
Bien sûr que non, mais cela doit-être fait  dans le respect des règles et des lois.
 
En pays de droit, comme le nôtre, les associations jouent un rôle citoyen en signalant des erreurs voire des abus. ..

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Et si nous agissions ensemble ?

21 Janvier 2006, 21:28pm

Publié par éric daclin

Vous connaissez l'adage populaire :  l'union fait la force !

En avance sur le printemps, on voit fleurir les recours d'associations citoyennes contre la Mairie. Après la famille du Sculpteur OUDOT qui a engagé un recours qui pourrait avoir pour effet d'annuler la procédure d'élaboration en cours du PLU (plan local d'urbanisme) sur l'ENSEMBLE de la Ville de Besançon... on apprend dans l'Est Républicain du 21 janvier que les habitants du quartier Canot regroupés en association citoyenne ont engagé un recours devant le Tribunal Administratif contre la Mairie afin de demander l'invalidation d'un permis de construire.

L'association de défense Chaprais-Rotonde a fait de même à l'encontre d'un permis de construire 154 logements. Cette dernière affaire est sans doute "à suivre" compte tenu du ton du billet d'humeur (Est.Républicain du 21 janvier) publié par un journaliste qui a laissé des traces aux Vaîtes, en raison de son empressement à publier un article qui a eu le mérite de renforcer la motivation des habitants à se draper de rouge...

Avec une municipalité qui s'avère décidément sourde vis-à-vis de l'expression citoyenne dans les quartiers, avec un rédacteur en chef au ton provocateur... il ne faudra pas s'étonner si un jour ces associations arrivent à se rencontrer et à unir leurs actions contre la surdité d'un pouvoir politique qui se veut sans partage et sans écoute et contre un Service Urbanisme qui ne brille décidément pas par ses compétences techniques.

Aussi ce dossier sera-t-il peut être à suivre sur www.lesvaites.com au cours des prochains jours...

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Logements sociaux : le grand mensonge et Les Vaîtes : la Mairie défend sa position

12 Janvier 2006, 23:15pm

Publié par éric daclin

A lire dans la Presse Bisontine qui vient de sortir :

-Logements sociaux :  le grand mensonge !

-Recensement : le Grand Besançon à la loupe - Besançon continuerait à perdre des habitants !

-et Les Vaîtes : la Mairie défend sa position !

M LOYAT : "Non ! La Mairie ne fait pas marche arrière ! Elle travaille sur un projet de qualité qui se définira par étapes. Comme le maire l'a toujours dit et écrit, il s'agit de réaliser aux Vaîtes un quartier modèle, innovant, largement empreint de développement durable. Un quartier qui valorisera la colline et tout l'Est bisontin."

Dommage, nous avions sans doute mal compris que M Le Maire avait entendu le message de TOUS les habitants des Vaîtes en rouge... Nous pensions qu'il faisait marche arrière. Ce qui aurait été tout à son honneur. En disant que désormais 2 000 logements était un potentiel et non pas un objectif.

Nous nous inquiétons des "modèles" tristement inesthétiques que la Mairie a modelé a Besançon :

Jacques Pautard, poëte Bisontin écrivait dans un article écrit par Eric DAVIATTE dans l'Est Républicain du 12 déc 2005 : Besançon va devenir « une déracinée, une sans-papier, sans mémoire ni avenir, dans un présent anonyme, artificiel et vide... ». « La ville va devenir de plus en plus étrangère, sera de plus en plus schizophrène avec un « centre ancien » parfaitement inventé d'oeuvres d'art comme « Le delta du Doubs » . Un centre ancien donc d'où l'on acharne à détruire, sous prétexte de rénovation et progrès, tout ce qui incarnait réellement l'identité bisontine... A commencer par les derniers espaces verts comme les jardins ouvriers et maraîchages du quartier des VaîtesJuxtaposé à ce centre « historique » détruit et caricatural, le monde lunaire de plus en plus envahissant des bâtiments sans âme ni identité de la périphérie.  Ce que Besançon va devenir,  c'est un bric-à-brac sans caractère, sans air, sans herbe,  où l'on entassera de plus en plus les gens sans travail et sans communication entre eux.  Ce que Besançon va devenir, c'est une déracinée,  sans mémoire ni avenir, dans un présent anonyme, artificiel et vide. 

Nous nous étonnons et nous inquiètons de la manière de valoriser la colline des Vaîtes par des habitations...

M LOYAT déclare que "c'est en concertation avec la population que nous définirons le projet de Vaîtes. Elle est largement engagée avec tous ceux qui le souhaitent".  A la population des Vaîtes de juger. Pour l'instant la concertation a fonctionné uniquement  sous la forme d'échanges verbaux lors de réunions publiques. Chaque partie, la Mairie et la population exprimant ses arguments.

Mais la concertation n'est pas cela : c'est préparer un projet en commun, travailler ensemble, s'entendre pour agir ensemble, selon le petit Larousse. L'association Les Vaîtes attend toujours une proposition de date de réunion de travail avec la Mairie...

 

Ci dessous : réaction de Jean Claude MONNIOTTE :

Sent: Tuesday, January 10, 2006 9:42 PM
Subject: infos pour publication

Le 6 décembre Jean-Louis Fousseret a dit et répété que la voie qui est prévu de traverser les vaites sera une voix non plus à grande circulation mais une voie prioritairement pour les transports en commun.

Pourtant il existe au sein du conseil municipal une idée forte qui consiste à partir du tunnel sous la citadelle de venir rejoindre les vaites, ce qui aboutira encore à un contournement de Besançon au sein de la ville, avec tous les désagréments que cela engendre.

Alors que le percement au-dessus de Beure permettra aux véhicules venant du plateau de ne plus descendre la cote de Morre mais de contourner Besançon par Planoise.

Maintenant qu’il manque à ce plan la possibilité de rejoindre l’A36 pour rejoindre Belfort Montbéliard c’est une évidence, la solution réside par une voie de contournement par le plateau pour redescendre après Chaléze.   

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Rencontre avec Mme Paulette GUINCHARD-KUNSTLER

6 Janvier 2006, 23:56pm

Publié par éric daclin

Quand on est député, on se doit d’être à l’écoute des mouvements et des associations de sa circonscription ! C’est dans cet esprit que Mme Paulette GUINCHARD-KUNSTLER a rencontré une délégation des membres de l’association Les Vaîtes, mercredi 4 janvier 2006. 

La rencontre s'est bien déroulée... Très courtoise ! 

L’idée majeure développée par Mme GUINCHARD-KUNSTLER est que Besançon [ndlr : comme la plupart des grandes villes] s’est développée à l’ouest et qu’il est nécessaire de favoriser son développement à l’est : développement de la population et développement des zones commerciales.  Beaucoup de réalisations favorisent le développement à l’ouest et il lui importe de rééquilibrer ceci.

Mme la députée a pu se rendre compte qu'on peut discuter ensemble très calmement à condition que les politiques soient à l'écoute et acceptent d'entendre nos arguments.

Mme GUINCHARD-KUNSTLER a pu constater que nous sommes très unis. 

Nous lui avons expliqué que : 

1. l'association n'est pas le fait d'une ou plusieurs personnes, sa force est réellement collective, la force de notre réaction est directement la résultante de la pression qu'a mis la Mairie sur le quartier et de l'agression ressentie par ses habitants. Et oui, en terme sociologique et psychiatrique, lorsqu’une mairie affiche qu’elle va mettre en scène la disparition de votre maison ; cela s’apparente à une agression ! 

2. L'association n'est pas là pour servir des intérêts personnels ou politiques de ses membres. 

3. Nous restons ouverts à la discussion, mais nous avons du mal à accepter un « médiateur » que nous ressentons comme une échappatoire du maire. 

4. L'association est favorable à l'urbanisation ; nous ne comprenons pas pourquoi le Maire ne nous associe pas réellement à la réflexion sur l’urbanisation du quartier. 

5. Nous sommes opposés à la concentration urbaine et à des constructions intellectuelles de technocrates qui ne favoriseront pas les rencontres entre les habitants. 

Chaque fois que des architectes ont répondu à un besoin exprimé par des politiques et ont mis en forme le concept décrit par les hommes politiques, le résultat s’est soldé par une catastrophe. 

1er exemple : dans les années 60, les politiques ont décidé de construire des logements de masse pour donner un logement décent… à la population.

Des architectes se sont empressés de construire des "Planoise" dans toutes les villes de France. Les premières années, le concept « concentration et béton » a bien répondu au besoin exprimé. Mais cet habitat artificiel et sans âme a engendré, malaise, mal vivre et dépression. Les habitants ont vite souhaité se constituer un pécule leur permettant de fuir cet univers déshumanisé. 

Les politiques ont ensuite justifié ce concept « concentration et béton » par la rotation de la population : « vous voyez, cela permet aux populations de passer par là au début de leur vie professionnelle et de pouvoir ensuite accéder à d’autres conditions de logements ». 

Aujourd’hui, ces quartiers abordent une autre phase, comme on le voit dans la région parisienne : celle de concentrer des populations qui ne peuvent pas aller ailleurs et ne peuvent pas quitter ces quartiers… La transformation en un ghetto… Une véritable bombe à retardement… 

2ème exemple : le quartier nouveau des Tilleroyes. 

Quand on passe dans ce quartier nouveau qui paraît impersonnel, le soir ou le week-end, il est impossible de marcher sur trottoir encombré de voitures. Les logements ont été conçus par des architectes qui n’ont pas imaginé que les classes moyennes aussi ont besoin de place pour ranger leurs affaires. Vous savez ce que les anciens appelaient : grenier ou cellier ou cave. Que nenni, les architectes ont peut-être estimé que c’était de la place perdue… Alors les habitants des Tilleroyes rangent leurs affaires dans leur garage et leur voiture sur le trottoir…  De toutes façons, ils rangent leur 2ème voiture sur le trottoir parce que les concepteurs n’ont pas pensé qu’il était possible pour un couple d’avoir 2 voitures… 

Le quartier des Vaîtes sera-t-il le 3ème exemple ? Toujours logements serrés et population concentrée… 

Mais pas de constructions en hauteur ; on leur préfère l’étalement sur 4 étages des bâtiments serrés. 

Le concept, toujours le concept : c’est de concentrer une population le long d’une voie de transport collectif en site propre au nom des économies d’énergie. La démarche est louable intellectuellement, mais comment évoluera ce quartier ? Comment communiquerons entre eux, les habitants ? Et toujours la concentration de population avec les effets qu’on connaît déjà… 

Nous pensons qu’il faut garder l’authenticité d’un quartier, son histoire. Et que c’est seulement sur cette âme du quartier qu’on peut greffer de nouvelles constructions s’intégrant comme le quartier des Vaîtes a toujours su intégrer de nouveaux habitants comme ils l’ont toujours fait. 

Si vous construisez 2 000 logements aux Vaîtes, la question risque d’être comment les anciens habitants s’intégreront-ils dans cette ville nouvelle ! Dans ce monde nouveau qui sera certainement un espace de non communication. 

Mme GUINCHARD-KUNSTLER nous a annoncé qu’elle laissait la vice-présidence de l’Assemblée Nationale pour consacrer plus de temps à Besançon. Elle va reprendre la co-présidence du conseil de quartier de Palente. 

Concernant les Vaîtes, elle a bien conscience de la nécessité de prendre en compte avec plus d’attention la situation des personnes âgées qui habitent le quartier et avec plus d’attention la situation des maraîchers.

Nous avons aussi cru comprendre que M FOUSSERET était inquiet par la mobilisation massive du quartier des Vaîtes. Mme GUINCHARD-KUNSTLER nous a dit que le Maire souhaitait trouver une solution de compromis et qu’il ne savait pas comment renouer le dialogue.

Elle nous a dit qu’elle allait suggérer à M FOUSSERET l’organisation d’un voyage à Fribourg avec nous, afin de nous montrer les inspirations du projet des Vaîtes. Nous avons adhéré à cette idée qui est excellente pour rapprocher les points de vue. 

C’est d’ailleurs une idée qui avait été énoncée par une habitante du quartier lors de la réunion publique du 6 déc. 

Commentaires :

1. Bonjour Eric,
Excellent commentaire et compte rendu.
Je n'aurai, ce matin, qu'un élément à ajouter : oui aux transports en commun, à condition toutefois qu'ils soient réellement efficaces. Mais n'oublions pas une chose (et ni toi, ni moi ne risquons de l'oublier):c'est l'exigence globale du monde de l'entreprise. Et cette exigence demande quoi?De la mobilité, de bouger, de se déplacer. A des heures souvent incongrues, et totalement imprévisibles (ha!, ces clients du soir!). Et cela, c'est tout bête:mais c'est FORCEMENT UNE DEUXIEME VOITURE au foyer! Car dans certains foyers, on se déplace tous les deux, on fait les courses, on court, que dis-je?on galope...Bref, on est pas des imbéciles:on essaye aussi de penser écolo, mais on essaye aussi d'avoir un petit embryon de vie de famille.

Merci Thierry,

Tu as raison de rappeler que nous vivons dans une civilisation de la voiture. Transports en commun et voitures peuvent coexister. On peut favoriser les transports en commun, mais la voiture a toujours sa place parce que le soir, le week end ou pour ramener les courses ou un bébé ; d'une part les transports en commun ne peuvent répondre à ce besoin et d'autre part seule la voiture est à même d'y répondre. Nous avons aussi souligné ce point à Mme GUINCHARD-KUNSTLER.

Et d'ailleurs, petit détail cocasse... je peux te dire qu'à l'issue de notre entrevue tout le monde est reparti en voiture y compris notre Députée !

2. le point très tragi-comique de ce projet, c'est que personne a pu comprendre réellement les intentions de la Mairie, et la Mairie, elle meme se trouve prise au piège par une communication non maitrisée ... et est à cours d'arguments face aux mécontentements initiés par les vaites, mais cela se propage dans certains quartiers !
Dernier exemple de boulette ( dont personne n'a parlé ) : on nous dit "éco quartier", ok très bien, mais avons nous déjà vu quelque part en France ou meme dans le Monde, un "éco quartier" traversé en sa "colonne vertebrale" par un gigantesque "boulevard" qui va apporter du trafic supplémentaire et donc, un maximum de pollution !
Pollution car 2000 logements x 1 voiture par foyer.... 2000 voitures supplémentaires minimum ? moins ? plus ?
Les vaites seront donc un éco-quartier pollué ! plutot sympa comme projet non ? Les écolos ils en disent quoi ? ( ah pardon, eux, ils suivent la Mairie dans le but d'etre encore la en 2008 ).

De meme que les écos-quartiers ( notamment à Fribourg ), sont plutot destiné à une catégorie de population qui n'est pas du tout celle que l'on retrouvera à Besançon !
La Mairie semble en grande difficultés devant se maire sourd, malentendant, et qui fait que des fidèles du PS de 30 ans, ne voteront pas aux municipales pour ce parti la tout comme d'autres camarades !
Nous souhaitons de la politique SUR MESURE pour cette ville, alors tant mieux si l'opposition récupere le dossier des vaites car au moins, elle pourra peut-être assuré qu'en 2008, elle fera tout pour stopper ce dossier si elle arrive au pouvoir et j'oserai le vote opposé à contre coeur mais simplement pour aider tous les habitants des Vaites menacés d'expropriation.
Il nous faut cette fois des gens compétents, et à l'écoute des administrés : regardons Eric Raoult au Raincy, il a écouté ses habitants et repensé totalement son projet de logements "sociaux" ( meme s'il a eu politiquement peur des conséquences comme il l'a dit à la télé il y a quelques semaines ).
Pourquoi Besançon ne serait pas un modele dans la réhabilitation de l'existant par exemple, l'aménagements progressif dispatché dans plusieurs quartiers afin de créer de la "mixité" dans TOUTE la ville, .... etc ....
Alors oui, je soutiens les vaites et tout les habitants, courage, la population bisontine ne vous oublie pas !
Gilles

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DEMOLITION !

5 Janvier 2006, 21:55pm

Publié par Jean Claude MONNIOTTE et Christophe SANDOZ

 
(photo d'un bâtiment des clairs soleils peint en rose et qui sera détruit) 
 
Oui, pourquoi vouloir à tout prix démolir ce bâtiment aux clairs soleils, il y en quatre comme celui-ci et sans raison, il est décidé d’abattre celui là.
Pourquoi ?
Pour en faire un parc auto ou une place ou les deux, alors qu’il est prévu de réaliser une place à 50m plus bas.
Ils décident de supprimer 32 appartements très bien conçus pour en faire cela et dans le même temps ils demandent aux habitants des Vaîtes de se serrer un peu plus
Pourquoi ?
Ils ont poussé le cynisme très loin en associant les habitants par l’intermédiaire de leurs enfants en leurs demandant de peintre en rose les façades du bâtiment pour que cette démolition se réalise dans la joie.
Quel cynisme !
 
A propos des Vaîtes pourquoi vous êtes-vous donné une date d’interruption de la manifestation avec les calicots rouge ?
Pourquoi ne pas cesser cette manifestation une fois que vous avez les assurances sur plan des réalisations immobilières conforme à vos souhaits ?
 
 
MONNIOTTE jean Claude
Le 4 janvier 2006

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Bonjour,

 J'ai habité 24 ans rue de Charigney, aujourd'hui je suis en Bretagne, mais lorsqu'il m'arrive de faire escale dans le quartier de mon enfance, je ne peux m'empêcher de contempler l'espace vierge de béton que représente les terres des maraîchers.
 
Je me dis que nous avons de la chance d'avoir la ville à la campagne. Quel bonheur de  voir sur les hauteurs de Brûle foin des moutons. Il me semble même qu'il doit y avoir encore quelques ruminants.
 
C'est pourquoi, il faut vous battre, et malgré la distance qui nous sépare (850 Kms) je vous apporte tout mon soutien.
 
A ce sujet, il vous faut taper là où cela fait mal. Même si certains vous accusent d'être récupérés politiquement, (c'est pour vous faire taire) l vous faut continuer. 
 
N'hésitez pas à monter dés aujourd'hui une liste municipale se réclamant de la société civile et prenez en main votre destin et celui de vos enfants.
 
Déplacez vous à Paris faire du foin rue de Solférino pour interpeller Hollande, le message redescendra rapidement sur Fousseret pour lui demander d'annuler son projet. 
 
Essayez de médiatiser le dossier au niveau national, vous verrez c'est très efficace.
 
Bon courage,
 
Bien cordialement,
 
Christophe Sandoz
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Sent: Thursday, January 05, 2006 5:46 PM
Subject: remarques sur le site

Bonjour,
A l'invitation d'un des mes amis, habitant le quartier des Vaîtes, j'ai visité votre site. Je connais assez bien les lieux, ayant habité Palente plus de vingt ans.
J'avoue rester perplexe devant les mentions faites de Bedzed ( bien: Bedzed avec un D à la fin) et du quartier Vauban à Fribourg, et me suis demandé si vous entendiez donner ces deux quartiers étrangers en exemple, ou au contraire modèle à ne pas suivre! Probablement la 2e solution est la bonne.
Les photos présentées du quartier Vauban de Fribourg me semblent en tout cas un peu caricaturales: je connais ce quartier, et les photos présentées ne reflètent pas l'aération du quartier, la diversité de l'habitat, et bien sûr ne peuvent rien transmettre de l'atmosphère sociale, du travail considérable de consultation permanente en amont de la réalisation. Vauban, ce n'est pas que des bâtiments, c'est une architecture étonnemment variée, des espaces verts, des lieux de rencontre, des coopératives, des panneaux solaires à foison, une extraordinaire créativité dans la conception d'un habitat collectif de grande qualité. Alors, puisque vous indiquez que la Mairie semble s'être inspirée de Fribourg pour son projet, pourquoi ne pas organiser un voyage à Fribourg pour aller voir (l'aller-retour peut se faire dans la journée), et dans ce cas je serais volontiers des vôtres.
En ce qui concerne Bedzed, j'ai pas mal de doc, mais n'y suis pas encore allé.
Il me paraîtrait en tout cas important de bien distinguer deux questions différentes: 1) la conception d'un quartier écologique, conçu pour avantager les transports en commun, les énergies renouvalables, etc... et 2) la question du prix offert pour vos terrains, ou d'éventuelles expropriations, et des mesures administratives qui accompagneraient ce processus ( et c'est là que je reste un peu perplexe devant votre site, où les deux aspects me semblent un peu mélangés).
 
Avec mes meilleures salutations
Jean-Pierre Cattelain
Réponse  : Eric Daclin
Nous vous remerçions de votre commentaire. Nous avons pris contact avec vous remerçions de votre proposion de nous transmettre vos documents sur Fribourg et Bedzed.
-Concernant les photos de Fribourg que vous avez jugées un peu caricaturale. Rassurez-vous, nous ne cherchons pas à déformer la réalité. Toutes les sources ont été indiquées tant en ce qui concerne Fribourg que Bedzed. Ces photos ont été copiées à partir du site officiel : http://www.rieselfeld.freiburg.de/download/rieselfeld_f_web.pdf
et idem pour les photos de Bedzed.
-Concernant votre suggestion d'aller faire le déplacement à Fribourg. Ce déplacement est prévu.
-Concernant les 2 aspects qui apparaissent mélangés. Il est important de clarifier le débat. nous avons déjà rappelé que nous ne nous opposons pas à l'urbanisation du quartier et encore moins à la construction d'un quartier de qualité comme peut l'être un éco quartier.
Nous avons simplement des doutes sur la faisabilité d'un éco quartier et ses possibilités de commercialisation à un prix proche de 3 500 € le m2 alors que le marché est à env  2 200 € le m2.
Plus vous vous situez dans des villes où le m2 est déjà cher, moins la différence de prix liée à la qualité de construction (isolation et contrainte éco environnementales d'un éco quartier) apparaitra importante. Ce constat ne peut pas être fait à Besançon où le prix du m2 est bien moindre qu'à Fribourg ou Bedzed !
Mais nous restons ouverts à la discussion. Les Elus peuvent être imaginatifs...

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