Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Eric DACLIN

Sur la 1ère circonscription Françoise BRANGET (UMP) est élue avec 50.1% des voix devant Barbara ROMAGNAN : 49.8%.
Sur la 2ème circonscription Jacques GROSPERRIN (UMP) est élu avec 52.6% des voix devant Marie Guite DUFAY : 47.3%. Il conquiert donc cette circonscription qui était tenue par Paulette GUINCHARD (PS).

Il n'y a pas eu de vague bleue en France ni à Besançon. Les résultats se sont resserrés entre le 1er et le 2ème tour. Preuve qu'une élection n'est jamais gagnée à l'avance et que les électeurs peuvent se révéler surprenants. Manifestement, il y a eu un sursaut des électeurs socialistes et certainement d'une partie des électeurs de l'UDF qui ont entendu faire entendre leurs voix afin de limiter la représentation bleue horizon à l'Assemblée Nationale et préserver une véritable représentation de l'opposition.
Sans doute les électeurs UMP ont-ils cru que la messe était dite et certains n'ont pas jugé utile de se déplacer ?
Ainsi la légère hausse de la participation masque certainement des effets plus marqués liés à la mobilisation des électeurs PS et une abstention des électeurs de l'UMP.  
Nous avons également remarqué que sur la Ville de Besançon l'augmentation de la participation devait être tempérée par une augmentation significative des votes nuls. Les votes nuls sont multipliés par 2 ; l'augmentation représente 1% des votants sur la 1ère circonscription et 1.7% sur la 2ème circonscription. 
Compte tenu des projections de reports de voix du 1er tour, qui montrent que les voix des Verts et de l'extrême gauche se sont très bien reportées sur le PS ; on peut donc en déduire que l'augmentation des votes nuls serait principalement liée aux voix UDF, dont une partie des électeurs n'a pas voulu se reporter ni sur l'UMP ni sur le PS.

En perspective des élections municipales, on notera toutefois que l'écart de voix entre le PS et l'UMP sur la Ville de Besançon se réduit toute de même. Nous suivons ce rapport de force car il conditionne naturellement une partie de la marge de manoeuvre de la Mairie dans le dossier des Vaîtes.
L'écart est de 2 676 voix avec une forte mobilisation de l'électorat socialiste (suffrages exprimés 56.4% contre 54.3% en 2001), avec un excellent report des Verts et de l'extrême gauche sur le PS et sans doute avec des reports importants de l'UDF sur le PS. 
En 2001, l'écart était de 3 514 voix en faveur de Jean Louis FOUSSERET vis à vis de Jean ROSSELOT.

Commenter cet article