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Publié par éric daclin

Quand on est député, on se doit d’être à l’écoute des mouvements et des associations de sa circonscription ! C’est dans cet esprit que Mme Paulette GUINCHARD-KUNSTLER a rencontré une délégation des membres de l’association Les Vaîtes, mercredi 4 janvier 2006. 

La rencontre s'est bien déroulée... Très courtoise ! 

L’idée majeure développée par Mme GUINCHARD-KUNSTLER est que Besançon [ndlr : comme la plupart des grandes villes] s’est développée à l’ouest et qu’il est nécessaire de favoriser son développement à l’est : développement de la population et développement des zones commerciales.  Beaucoup de réalisations favorisent le développement à l’ouest et il lui importe de rééquilibrer ceci.

Mme la députée a pu se rendre compte qu'on peut discuter ensemble très calmement à condition que les politiques soient à l'écoute et acceptent d'entendre nos arguments.

Mme GUINCHARD-KUNSTLER a pu constater que nous sommes très unis. 

Nous lui avons expliqué que : 

1. l'association n'est pas le fait d'une ou plusieurs personnes, sa force est réellement collective, la force de notre réaction est directement la résultante de la pression qu'a mis la Mairie sur le quartier et de l'agression ressentie par ses habitants. Et oui, en terme sociologique et psychiatrique, lorsqu’une mairie affiche qu’elle va mettre en scène la disparition de votre maison ; cela s’apparente à une agression ! 

2. L'association n'est pas là pour servir des intérêts personnels ou politiques de ses membres. 

3. Nous restons ouverts à la discussion, mais nous avons du mal à accepter un « médiateur » que nous ressentons comme une échappatoire du maire. 

4. L'association est favorable à l'urbanisation ; nous ne comprenons pas pourquoi le Maire ne nous associe pas réellement à la réflexion sur l’urbanisation du quartier. 

5. Nous sommes opposés à la concentration urbaine et à des constructions intellectuelles de technocrates qui ne favoriseront pas les rencontres entre les habitants. 

Chaque fois que des architectes ont répondu à un besoin exprimé par des politiques et ont mis en forme le concept décrit par les hommes politiques, le résultat s’est soldé par une catastrophe. 

1er exemple : dans les années 60, les politiques ont décidé de construire des logements de masse pour donner un logement décent… à la population.

Des architectes se sont empressés de construire des "Planoise" dans toutes les villes de France. Les premières années, le concept « concentration et béton » a bien répondu au besoin exprimé. Mais cet habitat artificiel et sans âme a engendré, malaise, mal vivre et dépression. Les habitants ont vite souhaité se constituer un pécule leur permettant de fuir cet univers déshumanisé. 

Les politiques ont ensuite justifié ce concept « concentration et béton » par la rotation de la population : « vous voyez, cela permet aux populations de passer par là au début de leur vie professionnelle et de pouvoir ensuite accéder à d’autres conditions de logements ». 

Aujourd’hui, ces quartiers abordent une autre phase, comme on le voit dans la région parisienne : celle de concentrer des populations qui ne peuvent pas aller ailleurs et ne peuvent pas quitter ces quartiers… La transformation en un ghetto… Une véritable bombe à retardement… 

2ème exemple : le quartier nouveau des Tilleroyes. 

Quand on passe dans ce quartier nouveau qui paraît impersonnel, le soir ou le week-end, il est impossible de marcher sur trottoir encombré de voitures. Les logements ont été conçus par des architectes qui n’ont pas imaginé que les classes moyennes aussi ont besoin de place pour ranger leurs affaires. Vous savez ce que les anciens appelaient : grenier ou cellier ou cave. Que nenni, les architectes ont peut-être estimé que c’était de la place perdue… Alors les habitants des Tilleroyes rangent leurs affaires dans leur garage et leur voiture sur le trottoir…  De toutes façons, ils rangent leur 2ème voiture sur le trottoir parce que les concepteurs n’ont pas pensé qu’il était possible pour un couple d’avoir 2 voitures… 

Le quartier des Vaîtes sera-t-il le 3ème exemple ? Toujours logements serrés et population concentrée… 

Mais pas de constructions en hauteur ; on leur préfère l’étalement sur 4 étages des bâtiments serrés. 

Le concept, toujours le concept : c’est de concentrer une population le long d’une voie de transport collectif en site propre au nom des économies d’énergie. La démarche est louable intellectuellement, mais comment évoluera ce quartier ? Comment communiquerons entre eux, les habitants ? Et toujours la concentration de population avec les effets qu’on connaît déjà… 

Nous pensons qu’il faut garder l’authenticité d’un quartier, son histoire. Et que c’est seulement sur cette âme du quartier qu’on peut greffer de nouvelles constructions s’intégrant comme le quartier des Vaîtes a toujours su intégrer de nouveaux habitants comme ils l’ont toujours fait. 

Si vous construisez 2 000 logements aux Vaîtes, la question risque d’être comment les anciens habitants s’intégreront-ils dans cette ville nouvelle ! Dans ce monde nouveau qui sera certainement un espace de non communication. 

Mme GUINCHARD-KUNSTLER nous a annoncé qu’elle laissait la vice-présidence de l’Assemblée Nationale pour consacrer plus de temps à Besançon. Elle va reprendre la co-présidence du conseil de quartier de Palente. 

Concernant les Vaîtes, elle a bien conscience de la nécessité de prendre en compte avec plus d’attention la situation des personnes âgées qui habitent le quartier et avec plus d’attention la situation des maraîchers.

Nous avons aussi cru comprendre que M FOUSSERET était inquiet par la mobilisation massive du quartier des Vaîtes. Mme GUINCHARD-KUNSTLER nous a dit que le Maire souhaitait trouver une solution de compromis et qu’il ne savait pas comment renouer le dialogue.

Elle nous a dit qu’elle allait suggérer à M FOUSSERET l’organisation d’un voyage à Fribourg avec nous, afin de nous montrer les inspirations du projet des Vaîtes. Nous avons adhéré à cette idée qui est excellente pour rapprocher les points de vue. 

C’est d’ailleurs une idée qui avait été énoncée par une habitante du quartier lors de la réunion publique du 6 déc. 

Commentaires :

1. Bonjour Eric,
Excellent commentaire et compte rendu.
Je n'aurai, ce matin, qu'un élément à ajouter : oui aux transports en commun, à condition toutefois qu'ils soient réellement efficaces. Mais n'oublions pas une chose (et ni toi, ni moi ne risquons de l'oublier):c'est l'exigence globale du monde de l'entreprise. Et cette exigence demande quoi?De la mobilité, de bouger, de se déplacer. A des heures souvent incongrues, et totalement imprévisibles (ha!, ces clients du soir!). Et cela, c'est tout bête:mais c'est FORCEMENT UNE DEUXIEME VOITURE au foyer! Car dans certains foyers, on se déplace tous les deux, on fait les courses, on court, que dis-je?on galope...Bref, on est pas des imbéciles:on essaye aussi de penser écolo, mais on essaye aussi d'avoir un petit embryon de vie de famille.

Merci Thierry,

Tu as raison de rappeler que nous vivons dans une civilisation de la voiture. Transports en commun et voitures peuvent coexister. On peut favoriser les transports en commun, mais la voiture a toujours sa place parce que le soir, le week end ou pour ramener les courses ou un bébé ; d'une part les transports en commun ne peuvent répondre à ce besoin et d'autre part seule la voiture est à même d'y répondre. Nous avons aussi souligné ce point à Mme GUINCHARD-KUNSTLER.

Et d'ailleurs, petit détail cocasse... je peux te dire qu'à l'issue de notre entrevue tout le monde est reparti en voiture y compris notre Députée !

2. le point très tragi-comique de ce projet, c'est que personne a pu comprendre réellement les intentions de la Mairie, et la Mairie, elle meme se trouve prise au piège par une communication non maitrisée ... et est à cours d'arguments face aux mécontentements initiés par les vaites, mais cela se propage dans certains quartiers !
Dernier exemple de boulette ( dont personne n'a parlé ) : on nous dit "éco quartier", ok très bien, mais avons nous déjà vu quelque part en France ou meme dans le Monde, un "éco quartier" traversé en sa "colonne vertebrale" par un gigantesque "boulevard" qui va apporter du trafic supplémentaire et donc, un maximum de pollution !
Pollution car 2000 logements x 1 voiture par foyer.... 2000 voitures supplémentaires minimum ? moins ? plus ?
Les vaites seront donc un éco-quartier pollué ! plutot sympa comme projet non ? Les écolos ils en disent quoi ? ( ah pardon, eux, ils suivent la Mairie dans le but d'etre encore la en 2008 ).

De meme que les écos-quartiers ( notamment à Fribourg ), sont plutot destiné à une catégorie de population qui n'est pas du tout celle que l'on retrouvera à Besançon !
La Mairie semble en grande difficultés devant se maire sourd, malentendant, et qui fait que des fidèles du PS de 30 ans, ne voteront pas aux municipales pour ce parti la tout comme d'autres camarades !
Nous souhaitons de la politique SUR MESURE pour cette ville, alors tant mieux si l'opposition récupere le dossier des vaites car au moins, elle pourra peut-être assuré qu'en 2008, elle fera tout pour stopper ce dossier si elle arrive au pouvoir et j'oserai le vote opposé à contre coeur mais simplement pour aider tous les habitants des Vaites menacés d'expropriation.
Il nous faut cette fois des gens compétents, et à l'écoute des administrés : regardons Eric Raoult au Raincy, il a écouté ses habitants et repensé totalement son projet de logements "sociaux" ( meme s'il a eu politiquement peur des conséquences comme il l'a dit à la télé il y a quelques semaines ).
Pourquoi Besançon ne serait pas un modele dans la réhabilitation de l'existant par exemple, l'aménagements progressif dispatché dans plusieurs quartiers afin de créer de la "mixité" dans TOUTE la ville, .... etc ....
Alors oui, je soutiens les vaites et tout les habitants, courage, la population bisontine ne vous oublie pas !
Gilles

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Gildas LE DU 27/01/2006 11:50

Bonjour
Natif de Besançon, je ne peux que vous encourager à prendre en main le destin de votre quartier, encore vert, pour d'une part essayer de faire admettre à une municipalité hélàs sourde mais néanmoins socialiste ce que concertation veut dire... et surtout d'autre part, pour faire des propositions constructives quant à la valorisation de votre quartier dans le cadre sans doute inéluctable de son urbanisation.
Défendez effectivement la conservation de poumons verts, proposez une urbanisation moins étalée, quitte à construire un ou deux niveaux supplémentaires en hauteur, étudiez la disposition des voies de desserte du quartier et celle des voies nécessaires au transports dans l'agglomération... Soutenez les transports en commun. (Vous avez la chance à Besançon d'avoir un réseau qui ne marche pas trop mal, avec des véhicules peu polluants.). Bref, faîtes vous conseiller et présentez un vrai contre-projet constructif, qui fasse de véritables propositions alternatives ! Cela me semble plus porteur qu'un combat désespéré uniquement tourné contre le projet municipal, sans proposition réaliste à mettre en regard.
Vous trouverez sans doute des professionnels prêts à militer par conviction (voire par opportunisme...), des étudiants plein d'idées, pour vous aider dans votre tâche.
Je me permets tout de même de m'élever contre certains éléments de votre article que je ne peux laisser sans réponse.Eh Oui ! Je suis architecte... et je ne peux souffrir qu'on accuse ma profession d'être toujours l'auteur de tous les maux de la ville d'aujourd'hui ou d'hier lors de la reconstruction après guerre.
Sachez que la conception de la ville est souvent le fruit d'un désir politique (lequel politique cherche dans notre pays avant toute chose à assurer sa réelection en implantant dans des zones stratégiques des populations susceptibles de voter pour lui... On appelle cela l'urbanisme de carte électorale... et c'est valable dans toute la France).
Comme vous le soulignez, les services d'urbanisme des municipalités sont souvent très incompétents, peu cultivés, guère inventifs... Qui les y pousserait, leur emploi est protégé, ils sont fonctionnaires, peu importe la proposition !Et les urbanistes (titre non protégé dont quiconque peut se prévaloir) ne sont pas toujours des gens bien formés, ni qui connaissent bien le lieu où ils interviennent (il faudrait pour cela beaucoup de temps et les mandats électoraux sont courts !).
POURTANT CE SONT EUX (beaucoup plus que les architectes) qui façonnent nos villes et nos quartiers, en imposant les règles de cibstruction, auxquels les architectes doivent se plier, même si elles sont iniques ou indélicates ! Dont acte !
Concernant la conception des logements ensuite, vous critiquez à l'envie ces architectes qui oublient tous les espaces utiles au bien vivre. Sachez qu'ils ne les oublient pas, mais que les maîtres d'ouvrage ne leur permettent pas de les exprimer :
Quel promoteur souhaite désormais ,hormis dans des productions trés haut de gamme, réaliser des appartements de grande surface pour chaque type, qui permette l'installation d'un dressing, d'un cellier et d'une buanderie (10 m² en moyenne au total).Bien plus encore, quelle famille de classe moyenne est prête à acheter au prix du m² habitable ces pièces pratiques et de confort.(10 m² x 2200 Euros = 22000 Euros supplémentaires... Une paille).
D'où des T4 de 80 m² voire moins, où l'architecte doit faire rentrer un séjour de 27 ou 30 m², 3 chambres (forcément petites autour de 10 m²), une cuisine rendue américaine, pour agrandir l'espace, deux petites salles de bains (on y passe beaucoup plus de temps que nos parents ou grands parents !), plus le respect de la réglementation handicapés et le reste.
Sachez qu'en tant qu'architecte, je préférerais construire plus grand, plus beau, plus, plus, plus, mais que malheureusement personne n'a trouvé l'équation qui ne fasse pas que ce soit plus cher !
Idem pour les places de parking et les garages !Certes, les foyers ont quasiment toujours deux voitures, mais qui est prêt à mettre 10 à 20000 Euros (suivant les villes et les lieux) pour garer son deuxième véhicule, alors que des trottoirs s'offrent à leur voiture. La conséquence est dramatique, mais comment faire pour obliger les gens à avoir autant de places de parking que de véhicules... Une taxe (une de plus !), voire une obligation lors de l'achat d'une voiture comme au Japon... Pourquoi pas. Je n'en serais pas le premier choqué. On règlerait bien vite le problème... mais quid des petites gens... privées de voitures, donc de travail, donc de tout ! Difficile à admettre dans le pays des droits de l'homme...
Le problème du stationnement et de la voiture en général est avant tout un problème de comportement citoyen...
Alors avant de blâmer les architectes, imaginez un peu qu'ils doivent satisfaire leur client : le maître d'ouvrage (promoteur, société d'HLM, etc.). Et si le promoteur leur demande de petites surfaces, pour contenir les prix, c'est qu'en face l'acquéreur moyen, que nous sommes, n'a pas les moyens financiers d'acheter autre chose.Soyez sûrs que je le regrette...
Bien à vous.
Gildas LE DUArchitecte à Marseille, mais bisontin de naissance !

 

éric daclin 27/01/2006 23:27

Merci pour vos encouragements et votre message très construit et argumenté.
Comprenez toutefois l'ambiguïté du métier d'architecte fier de SES réalisations quand elles sont belles et bien pensées ; et non responsable quand il s'agit des logements des Tilleroyes dans lesquels les maisons n'ont pas d'espace de rangement et que le garage tient lieu de cave et de rangement ; où il y n'a pas assez de places de parking et que les voitures encombrent les trottoirs. Non responsable d'avoir certes suivi un cahier des charges défini par les hommes politiques et leurs services d'urbanisme, mais d'avoir tout de même conçu ces tristes villes nouvelles.
Mea culpa, vos explications sont suffisamment claires pour innocenter votre profession et dénoncer la culpabilité des vrais responsables : services urbanisme des Villes, Politiques etc. 
Vous avez raison, les architectes sont capables de réaliser des prouesses, encore faut-il qu'ils ne soient pas bridés par les politiques ou les Services Urbanisme qui, vous le relevez,  manquent souvent de compétence...
Finalement, c'est bien cela qui nous fait peur...
Merci

Gilles 08/01/2006 11:03

le point très tragi-comique de ce projet, c'est que personne a pu comprendre réellement les intentions de la Mairie, et la Mairie, elle meme se trouve prise au piège par une communication non maitrisée ... et est à cours d'arguments face aux mécontentements initiés par les vaites, mais cela se propage dans certains quartiers !
Dernier exemple de boulette ( dont personne n'a parlé ) : on nous dit "éco quartier", ok très bien, mais avons nous déjà vu quelque part en France ou meme dans le Monde, un "éco quartier" traversé en sa "colonne vertebrale" par un gigantesque "boulevard" qui va apporter du trafic supplémentaire et donc, un maximum de pollution !
Pollution car 2000 logements x 1 voiture par foyer.... 2000 voitures supplémentaires minimum ? moins ? plus ?
Les vaites seront donc un éco-quartier pollué ! plutot sympa comme projet non ? Les écolos ils en disent quoi ? ( ah pardon, eux, ils suivent la Mairie dans le but d'etre encore la en 2008 ).De meme que les écos-quartiers ( notamment à Fribourg ), sont plutot destiné à une catégorie de population qui n'est pas du tout celle que l'on retrouvera à Besançon !
La Mairie semble en grande difficultés devant se maire sourd, malentendant, et qui fait que des fidèles du PS de 30 ans, ne voteront pas aux municipales pour ce parti la tout comme d'autres camarades !Nous souhaitons de la politique SUR MESURE pour cette ville, alors tant mieux si l'opposition récupere le dossier des vaites car au moins, elle pourra peut-être assuré qu'en 2008, elle fera tout pour stopper ce dossier si elle arrive au pouvoir et j'oserai le vote opposé à contre coeur mais simplement pour aider tous les habitants des Vaites menacés d'expropriation.
Il nous faut cette fois des gens compétents, et à l'écoute des administrés : regardons Eric Raoult au Raincy, il a écouté ses habitants et repensé totalement son projet de logements "sociaux" ( meme s'il a eu politiquement peur des conséquences comme il l'a dit à la télé il y a quelques semaines ).
Pourquoi Besançon ne serait pas un modele dans la réhabilitation de l'existant par exemple, l'aménagements progressif dispatché dans plusieurs quartiers afin de créer de la "mixité" dans TOUTE la ville, .... etc ....
Alors oui, je soutiens les vaites et tout les habitants, courage, la population bisontine ne vous oublie pas !
Gilles

Lantenne25 07/01/2006 09:37

Bonjour Eric,
Excellent commentaire et compte rendu.
Je n'aurai, ce matin, qu'un élément à ajouter : oui aux transports en commun, à condition toutefois qu'ils soient réellement efficaces. Mais n'oublions pas une chose (et ni toi, ni moi ne risquons de l'oublier):c'est l'exigence globale du monde de l'entreprise. Et cette exigence demande quoi?De la mobilité, de bouger, de se déplacer. A des heures souvent incongrues, et totalement imprévisibles (ha!, ces clients du soir!). Et cela, c'est tout bête:mais c'est FORCEMENT UNE DEUXIEME VOITURE au foyer! Car dans certains foyers, on se déplace tous les deux, on fait les courses, on court, que dis-je?on galope...Bref, on est pas des imbéciles:on essaye aussi de penser écolo, mais on essaye aussi d'avoir un petit embryon de vie de famille.
 

éric daclin 07/01/2006 22:57

Merci Thierry,
Tu as raison de rappeler que nous vivons dans une civilisation de la voiture. Transports en commun et voitures peuvent coexister. On peut favoriser les transports en commun, mais la voiture a toujours sa place parce que le soir, le week end ou pour ramener les courses ou un bébé ; d'une part les transports en commun ne peuvent répondre à ce besoin et d'autre part seule la voiture est à même d'y répondre. J'ai aussi souligné ce point à Mme GUINCHARD-KUNSTLER. Et d'ailleurs je peux te dire qu'à l'issue de notre entrevue tout le monde est reparti en voiture y compris notre Députée !