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Publié par éric daclin

L'Est Républicain de dimanche 2 avril relate le déroulement de la réunion de mardi 28 mars sur Besançon 2020. Le journaliste titre "belle assistance" ! Gageons que ce qualificatif désigne la qualité de l'assistance plutôt que la quantité ! Quantité un peu décevante ! Une personne dans l'assemblée a relevé le manque de jeunes participants à cette réunion ; il est vrai qu'il est difficile d'intéresser les personnes en général le soir et sur un sujet d'avenir à long terme de 2020 ! Dommage ! La Mairie a pourtant fait ce qu'il faut : l'information était passée et en entrant dans la salle on ne pouvait qu'être impressionné par les moyens techniques et d'animation mis au service de ce show animé par Christophe JOLY.  Les bisontins pouvaient poser leurs questions à la quinzaine de participants présents sur la scène : soit oralement, soit en écrivant leur question sur des petits papiers et leurs questions s'affichaient ensuite sur un écran géant . 

Il y avait certes quelques longueurs de micros trottoirs, d'interventions des Conseils de quartier ou de certains intervenants (3 heures de débats) mais assurément ce genre de soirée permet de faire passer des messages et de laisser la parole aux spectateurs que nous étions.

Les débats s'articulaient autour de 4 grands thèmes : harmonie ; cadre de vie ; intelligence et ouverture à l'international.

Passons les autres sujets que celui qui préoccupe le quartier des Vaîtes. M ALAUZET a évoqué un thème qui lui est cher : le renchérissement et la disparition du pétrole à l'horizon 2050 c'est pour cela qu'il faut développer des modes de transports en commun en site propre et qu'"il faut éviter l'étalement urbain".

Nous n'avons pas pu nous empêcher de réagir.

Nous comprenons parfaitement l'intérêt d'une urbanisation relativement dense lorsqu'on se situe en ville et notamment afin d'éviter un étalement urbain non maîtrisé.
Mais nous n'en sommes pas encore là à Besançon et les perspectives démographiques ne nous montrent pas que la population de Besançon s'accroîtra. Ce serait même le contraire d'après les indicateurs avancés du recensement. Quant aux perspectives, elles sont conditionnées par l'emploi, et ce ne sera malheureusement pas le moteur démographique de Besançon.
 
D'autre part, il est intéressant de s'attarder sur la terminologie : "relativement dense" fréquemment reprise par M ALAUZET. L'idée qu'on veut faire passer est de militer pour la densité.
Alors pourquoi s'encombrer de l'adjectif : "relativement".
N'est-ce pas parce qu'on connaît les méfaits et les tristes conséquences de la densité en urbanisme ?
 
Préserver des espaces de respiration : oui ! Mais pourquoi la Ville ne serait pas elle même un espace de respiration comme le sont certains quartiers de Besançon où tout le monde va se promener le dimanche (Velotte, les bords du doubs, rivottes, le long de la boucle et...les Vaîtes et Brulefoin).
 
L'écologie vise à la préservation de la Terre, de la Nature mais aussi au bien être de ses hébergents dont nous faisons partie. Et la densité n'est certainement pas une réponse de nature à favoriser le bien être. Nous devrions tirer aujourd'hui les leçons des constructions denses réalisées il y a 30 ans !
Ne nous méprenons pas à ce sujet, le problème n'est d'ailleurs pas la hauteur des bâtiments ; c'est la densité. 
 
Alors oui à une certaine densité, mais surtout quelle soit vraiment relative à tous ces paramètres !

Afin de laisser place à d'autres interventions, nous avons limité la notre aux points suivants : M ALAUZET évoquait à juste titre la disparition du pétrole, mais il y a 50 ans il y avait une voiture pour 3 ménages  ; aujourd'hui il y en a 2 à 3 par ménage et en 2050 il y aura d'autres sources d'energie pour mouvoir nos véhicules. (L'hydrogène, selon l'intervention remarquée de M ROSSELOT).  Alors il faut certes favoriser les transports en commun, mais il ne solutionnent pas tout ; il suffit pour cela de voir par quel moyen de transport les participants à cette soirée sont rentrés chez eux... (en voiture simone !)

En 2020, le TGV mettra Besançon à 30 mn de Dijon et à 45 mn de Mulhouse ! Autant dire que la concurrence entre ces trois métropoles régionales sera exacerbée. M le Maire ne craint pas la concurrence qui dynamise à juste titre comme il l'affirme. Il n'empêche que dans cette lutte les atouts de Besançon se sont pas d'ordre économique (développement économique plus dynamique de Dijon et Mulhouse) ; ils seraient plutôt du côté de la qualité de la vie à Besançon.

A ce titre une des originalité de Besançon est, à la différence de Dijon ou Mulhouse où la vue est barrée par des immeubles ; à Besançon l'horizon est ouvert sur les collines. En ce sens urbaniser la colline des Vaîtes est une faute de goût au même titre que les immeubles qui viennent d'être construits à la Mouillère qui sont "vraiment moches et barrent la vue sur la colline de Bregille et sur la citadelle que vous entendez classer au patrimoine de l'Unesco". Selon les termes d'une personne dans la salle.

M le Maire a semblé sensible à cet argument de l'incongruité d'urbaniser la colline des Vaîtes en reprenant la discussion sur ce thème entre 4 yeux après les débats. Espérons que ses adjoints ne pousseront à l'erreur en faisant monter les constructions le long de la colline.

Deuxième point que nous avons évoqué. Pour que Besançon soit attirante vis à vis de Dijon et Mulhouse, il faut qu'elle préserve et développe ses charmes. En cela la vue prospective en 3D qui était une ébauche de ce que pourrait être le quartier des Vaîtes avec des rues rectilignes à l'américaine manque singulièrement de charme.

En étant optimiste on pouvait comprendre à la réaction de M le Maire qu'il partageait ce point de vue car il a déclaré que cette vue en 3D n'était qu'une ébauche et ne constituait pas un projet. Et de là pouvions-nous en conclure que M le Maire n'appréciait pas non plus des rues rectilignes et tracées au cordeau, à l'américaine ?

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