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Publié par Eric DACLIN

 

Après la réunion publique du 4 nov. les habitants des Vaîtes sont-ils rassurés ?

C'est en effet la question qu'on peut se poser.

M François GRETHER est intervenu longuement. C'est l'architecte retenu pour l'étude de 12 à 18 mois qui permettra de préciser les conditions de réalisation du projet d'aménagement du quartier.

François GRETHER est né en 1941. Il a passé sa jeunesse à Dole, possède une maison dans le haut-doubs et un pied à terre dans le vignoble jurassien. Il a exercé pendant une longue période son activité au sein de services publiques (architecte urbaniste au ministère de l'intérieur d'Algérie, il a dirigé les études pour l'aménagement du secteur de la Villette, il a travaillé à l'atelier parisien d'urbanisme). En 1992, il crée sa propre agence et réalise la conception de nombreux projets urbains importants tels Euralille, Lyon confluence, Gerland, un écoquartier à Nantes Bottière-Chénaie et Nantes St Joseph de Porterie.

http://www.semclichy.com/images/upload/portfolio_img/img_grether_54.pdf

http://www.auao.org/index_fra.php?rub1=108&rub3=151&rubrique=151&rub2=150

Voici des éléments concernant le projet de Nantes Bottière-Chenaie. François GRETHER disait qu'il présente certaines similitudes avec le quartier des Vaîtes. (maraichers et taille : 35ha / 42 ha). Vous trouverez également des infos concernant le projet de Nantes St Joseph de Porterie (45ha - 1400 logements prévus).

http://www.projets-urbains.nantes.fr/la_ville_de_demain/les_nouveaux_quartiers/bottiere_chenaie/accueil-f-193.htm

http://www.projets-urbains.nantes.fr/la_ville_de_demain/les_nouveaux_quartiers/saint_joseph_de_porterie/presentation/accueilinterview_de_francois_grether-p-155.htm

Si vous avez trouvé un peu longue cette présentation (pourtant nécessaire), les habitants des Vaîtes ont fait le même constat samedi. Depuis 18 mois qu'ils vivent dans la peur de voir leur maison rasée (cf le plan papier glacé distribué en juin dans les boîtes à lettres) ou que la Ville prenne leur terrain pour un prix dérisoire (annoncé initialement). Les Vaîtois ont donc besoin d'être rassurés ; on les comprend. Et ils l'ont fait savoir à M FOUSSERET. Tout d'abord en s'exprimant directement mais courtoisement. Et voyant qu'ils ne seraient pas entendus, la moitié de la salle est partie au compte-gouttes discrètement. Ce qui ne fait pas bon effet...

Nul doute que les responsables politiques se poseront la question de savoir s'ils peuvent encore faire patienter longtemps les habitants sur ces questions. Certains points devront d'ailleurs être précisés concernant le prix des terrains : M GRETHER a indiqué que le prix de chaque terrain dépendra de ce qui peut y être construit alors que M FOUSSERET avait annoncé lors des précédentes réunions un prix unique pour tous les terrains de la zone. Nous comprenons que la Ville puisse évoluer sur ce sujet en fonction de la prise en compte de la jurisprudence concernant le droit de l'expropriation et en fonction de la façon dont M GRETHER prévoit de réaliser l'aménagement de la zone. Il serait toutefois souhaitable que M FOUSSERET confirme si n'avoir pas démenti la position affirmée publiquement par M GRETHER vaut acceptation définitive. 

Si le prix de chaque terrain dépend de ce qui peut y être construit ; alors les habitants des Vaîtes doivent comprendre qu'on ne peut pas déterminer aujourd'hui le prix de chaque terrain avec précision.

En revanche, il serait bienvenu que M le Maire fasse une annonce concernant le prix du terrain de manière à rassurer. Nous avons une suggestion à ce propos que vous pourrez retrouver dans l'article qui paraîtra vendredi intitulé les avancées de la Mairie.

La méthode de M GRETHER nous semble bonne : "un projet ne vaut rien tant qu'il n'est pas partagé, il sera élaboré avec tous les acteurs. On commence par comprendre et analyser la situation avec son histoire. On tire observations et questions concernant chaque thème, site naturel, propriété foncière, accès, déplacements, environnement. L'état des lieux aboutit à un diagnostic. C'est long mais nécessaire, j'en suis désolé, mon horizon est la fin 2007. Le projet ne peut pas être parachuté trop vite sinon on crée incompréhensions et conflits". "Nos procédures sont plus longues, les enjeux sont sensibles. L'intéressant ici est qu'on n'est pas dans une extension urbaine mais sur un territoire de la ville avec une tradition, une ambiance, un paysage". "Il y aura 6 ou 7 autres réunions avec vous".

Le porte-parole de l'association Eric DACLIN, le soulignait : "la méthode est la bonne. Mais on a perdu un an, il aurait fallu commencer par là". Et le Président Guy MOUROT insistait : "il faut aller plus vite pour ceux dont les maisons vont disparaître, qu'ils sachent sur quelle indemnisation ils peuvent compter".

Seule ombre au tableau, les derniers mots de M GRETHER ont fait grincer les habitants quand il a annoncé qu'il rendra compte au final à la seule autorité municipale : les élus...

On parle actuellement de participation des citoyens au Conseil des Ministres ; nous, habitants du quartier nous demandons simplement à M le Maire à être associés à la construction de notre quartier. Associés, pas seulement consultés !

Il nous semble naturel que c'est cela la base de la démocratie... participative.

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