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lesvaites.com  : défendre le quartier des Vaîtes contre la bétonisation ! La mairie veut construire 1150 logements et détruire l'habitat d'espèces animales protégées !

Bétonner les Vaîtes pour réduire les trajets domicile-travail : pipeau de bobos !

10 Avril 2021, 14:45pm

Publié par Association les Vaîtes

Construire des logements aux Vaîtes pour limiter les déplacements entre le domicile et le lieu de travail : réalité ou pipeau de bobos ?

Eric ALAUZET et maintenant certains membres de l'entourage d'Anne VIGNOT évoquent la nécessité de construire des logements aux Vaîtes pour mettre fin aux déplacements de ces familles qui ont dû s'expatrier en dehors de Besançon et doivent réaliser des déplacements quotidiens pour rejoindre le lieu de leur activité professionnelle. Est-ce une réalité ou un pipeau de bobos pour faire gober la nécessité de bétonner ?

L'industrialisation a conduit, au 19ème et 20ème siècle, certains patrons à développer des cités ouvrières autours de l'usine. L'histoire est un éternel recommencement, mais les écologistes ont-ils conscience de ce qu'ils prônent en défendant cette idée ?

Passons cette remarque, même si nous nous faisons pas d'illusions sur la piètre qualité des écoquartiers-green-washing réalisés par les promoteurs.

Ainsi en construisant aux Vaîtes, 2 000 logements (projet FOUSSERET-ALAUZET), puis      1 150 logements (projet FOUSSERET-BODIN) et maintenant combien de logements, nos grands penseurs vont-ils diminuer les trajets domicile-travail  ?

Et les bobos qui vont habiter le futur écoquartier-green-wasching des Vaîtes, où vont-ils aller travailler ? 

En Bourgogne-Franche-comté, dans le top100 des plus gros employeurs privés, il faut descendre à la 32ème place pour trouver la 1ère usine implantée à Besançon. 

Est-elle à côté des Vaîtes ? Non à Planoise ! C'est Amphénol FCI.

Top 100 des usines dans la region Bourgogne-Franche-Comté - Industrie Explorer (usinenouvelle.com) 

Diantre, nous avons oublié que Besançon n'est plus une ville industrielle. Avec des Maires qui n'ont pas d'autre croyance qu'il faut construire des logements pour attirer les habitants, Besançon a perdu année après année des emplois industriels pour devenir une ville d'emploi tertiaire. Tout en sachant que maintenant, Dijon se charge d'attirer les emplois publics... 

Le 1er employeur à Besançon est le CHU (5 900 emplois), également à Planoise. Viennent ensuite la Mairie (2 430 emplois au centre -ville mais aussi aux ateliers municipaux à St Ferjeux), les collèges et lycées et l'université.

Les emplois ne sont pas au centre-ville, les commerces qui y survivent ont bien du mérite face à l'attractivité des zones commerciales.

Ainsi la prétention de réduire les déplacements domicile-travail en bétonnant les Vaîtes ne tient pas. Cette affirmation est un pipeau et un faux nez pour justifier l'artificialisation de terres.

Cette affirmation pourrait être fondée s'il s'agissait de construire à Planoise (c'est déjà fait) ou dans les villages à proximité de Planoise. C'est précisément ce que honnissent les pipeauteurs qui agitent ce faux argument.

 

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Même pas peur de la magouille !

6 Avril 2021, 20:08pm

Publié par Association les Vaîtes

La conférence citoyenne tourne à la farce, ou plutôt la mauvaise farce, la mauvaise blague bien épaisse !

C'est quand même diiinnngue, ce tirage au sort de 50 citoyens ! Alexandra CORDIER, élevée au bon grain par JL FOUSSERET afin de poursuivre son ouvrage, est tirée au sort !

Franck MONNEUR, ancien directeur de campagne de E ALAUZET, également tiré au sort sur les listes électorales !

Chère Alexandra, chère Franck, avec autant de chance, il ne vous reste plus qu'à jouer à l'euromillions ! C'est sûr, vous allez gagner et vous pourrez vous partager la grosse cagnotte !

Non ? vous n'êtes pas convaincus ?

Effectivement, Franck MONNEUR, à qui on reconnaîtra des principes et une honnêté intellectuelle, ne s'est pas laissé abusé. Il a refusé de participer à la conférence citoyenne...  question de déontologie. Merci M MONNEUR. Bravo !

Rien de tel du côté d'Alexandra CORDIER  ! Le revers qu'elle a subie aux élections, ne lui a pas permis de poursuivre l'ouvrage de JL FOUSSERET, qui a lancé les bulldozer à l'assaut de Besançon. Qu'à cela ne tienne, à l'heure qu'il est, elle n'a toujours pas démentie sa participation au simulacre de consultation à 55 000 €. 

Les rescapés de l'ancienne municipalité voulaient faire passer cette consultation par les Conseils consultatifs d'habitants noyautés, finalement ce seront des citoyens, soigneusement "tirés au sortilège" qui statueront. A côté de cela, les responsables d'associations sont soigneusement écartés. Vive la démocratie !

Le jour 1 du confinement est une belle journée pour les promoteurs qui vont trouver les écologistes bisontins encore plus fréquentables que les fousseretistes !

Le dicton du jour : "A Besancon, le 1er jour du confinement, avec ta consultation, prend la population pour des c..."

Tout cela est indigne et ne va certainement pas apaiser la situation aux Vaîtes !

Avenir des Vaîtes : l’ancien directeur de campagne d’Eric Alauzet refuse de participer à la conférence citoyenne • macommune.info

Écoquartier des Vaîtes : Alexandra Cordier tirée au sort pour participer à la conférence citoyenne • macommune.info

 

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Une publication à ne pas manquer

4 Avril 2021, 09:16am

Publié par Association les Vaîtes

L'association les jardins des Vaîtes a publié un recueil frais et vivant sur les Vaîtes.

En ventes dans les librairies "L'intranquille" et "les sandales d'Empédocle".

La conclusion de ce document : "un projet inutile et imposé".

Ne manquez pas le petit manuel de contre-propagande à celle conduite par les vieux briscards pro-béton de l'ancienne équipe municipale, qui contaminent, chaque jour, notre Maire, jusqu'à la faire s'asseoir sur les principes qu'elle défendait autrefois... lutter contre l'articificialisation des terres. 

Y-a-t-il un vaccin contre ces contaminations ?

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2ème contribution de l'association les Vaîtes au GEEC

30 Mars 2021, 08:55am

Publié par Association les Vaîtes

Nous avons reçu des messages d'habitants de Besançon souhaitant apporter une contribution à la consultation numérique organisée par la Ville de Besançon. Ces personnes ont souhaité connaitre les arguments que nous développons et qui motivent notre opposition au projet de construction massive dans le quartier des Vaîtes.

C'est la raison pour laquelle nous publions à travers 3 articles (les 28-29 et 30 mars) les 2 contributions réalisées par l'association les Vaîtes au GEEC. 

Une première contribution réalisée le 12 janvier 2020 a été prise en compte par le GEEC, la seconde contribution envoyée le 3 mars n'a pas été retenue par le GEEC, sans explication de la part du Président du GEEC. Peut-être était-elle gênante en regard d'une partie inclue dans les conclusions, ne remettant pas en question le besoin de construire toujours plus. Le GEEC a pourtant relevé que la solution consistant à rénover des logements existants ne semblait pas être prise en compte par la mairie.

M le Président du GEEC,

Mesdames, messieurs les membres du GEEC,

 

L’association les Vaîtes vous a adressé, par courriel le 12 janvier, une contribution à vos travaux.

Nous complétons cet envoi par cette seconde contribution.

En effet, nous avons lu avec intérêt les déclarations de M Hervé RICHARD dans l’Est Républicain. Il nous a semblé que le GEEC tire l’essentiel de ses sources des éléments que lui apporte la Mairie.

Or la Mairie n’est pas un acteur neutre dans ce dossier. C’est le porteur du projet d’urbanisation aux Vaîtes.

Notre association porte depuis 2005 une opposition au projet de la Mairie qui aurait totalement saccagé le quartier et l’habitat d’espèces animales protégées.

Pour mener à bien son projet, la Mairie a choisi d’exproprier à vil prix : 8€ le m2 des terrains situés au centre de la ville. Cette méthode brutale a braqué la population du quartier et engendré de nombreux contentieux devant les tribunaux civils et administratifs.

De nouveaux opposants au projet se sont exprimés à travers l’association des jardins des Vaîtes.

Et plus récemment, les travaux menés par l’aménageur Territoire 25, sans respect des espèces animales protégées présentes sur le quartier, ont même conduit des zadistes à installer une vigie dans le quartier afin de défendre le vivant.

Outre le nombre d’occupants présents physiquement de juin à novembre 2021, ces groupes rassemblent sur les réseaux sociaux ainsi que sur des sites activistes assurant l’anonymat des membres.

Un groupe Facebook ouvert rassemble 1267 personnes et deux groupes fermés comptent 736 et 149 abonnés.

Toutes ces raisons nous conduisent à rappeler une conclusion de notre 1ère contribution : quand un projet est mal monté depuis le début, la sagesse et la raison ne conduisent-elles pas à ne pas s’obstiner ?

Dans notre précédent envoi, nous avons développé 2 thèmes :

(1) Il n’est pas besoin de lancer un projet de construction aux Vaîtes

(2) les Vaîtes, un écrin fragile apprécié de la population, refuge d’espèces animales protégées. Les Vaites participent à la régulation hydrologique et climatique de l’est de Besançon

  • (1) A l’appui du 1er thème, nous avons exposé :

-L’évolution de la population comme celle de la population active ne peut pas justifier autant de constructions,

-La diminution de la taille des ménages ne justifie plus un besoin d’autant de constructions,

-Le rythme élevé de construction a augmenté le nombre de logements vacants, 

-L’évolution de la population ne peut pas justifier plus de constructions,

-La mairie utilise ses arguments erronés jusque devant la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat.

       (2) Et sur le second sujet développé, nous avons apporté les arguments suivants :

-Les Vaîtes lieu naturel de promenade pour de nombreux habitants des quartiers alentours,

-La nature aux Vaîtes est menacée par les méthodes de l’aménageur,

-L’artificialisation des sols et la problématique de l’eau,

-Les Vaîtes puit de fraicheur vs les zones de chaleur des quartiers l’entourant.

 

Nous avons appuyé nos arguments par des sources non partisanes. Mais nous avons conscience que le GEEC comporte de nombreux membres ne vivant pas à Besançon. Aussi, il nous semble nécessaire, au-delà des arguments que nous avons présentés, de les illustrer non seulement par des sources mais aussi par la preuve.

Depuis 2005, nous affirmons qu'il n'y a pas de besoin de construire autant de logements à Besançon. La précédente municipalité nous répondait que nous n'y comprenions rien et effectivement environ 600 appartements ont été vendus chaque année à Besançon entre 2007 et 2012. Mais nos arguments étaient fondés, ces ventes étaient artificielles car uniquement soutenues par les avantages fiscaux apportant une réduction d'impôt aux investisseurs. Entre 2012 et 2017, les effets de ce dopage ont fléchi à 500 appartements vendus chaque année. Et badaboum, la suppression de la carotte fiscale depuis la loi de finances pour 2018, votée par l'Assemblée Nationale, le 21 décembre 2017, a supprimé les avantages fiscaux de la loi Pinel pour les futurs logements réalisés en zone B2.

Les seuls logements qui ont encore pu bénéficier du dopage à la construction de la Loi Pinel à Besançon sont ceux pour lesquels un permis de construire a été délivré avant le 31 décembre 2017 et vendus avant le 31/12/2018.

Preuve que la carotte fiscale est un élément déterminant pour doper le marché de l'immobilier dans une ville dont l'activité économique n'attire plus et dont la population est stable ou décroissante depuis des décennies, les permis de construire s'affichent et se conservent sur leurs panneaux comme de vieux millésimes, sans que les bâtiments ne se montent. Ainsi, un panneau du promoteur Seger est affiché rue Jacqueline AURIOL (près de la rue Tristan BERNARD) depuis décembre 2019, sans aucune avancée dans la construction, comme l’illustrent les 3 photographies ci-dessous, prises le 24 février 2021.

Autre illustration par la preuve, avec un projet de grand ampleur, l'écoquartier Vauban. Pourtant placé à proximité du centre-ville avec une magnifique vue sur la citadelle, ce projet est à la peine. La phase 1 qui doit accueillir 430 logements arrive péniblement à son terme.

Beaucoup de ces 430 logements ont été commercialisés avant la fin de l'avantage fiscal, mais depuis c'est la bérézina sur les ventes.

Au point que la Mairie revienne sur le cahier des charges et accepte, contre toute attente, la réalisation de 8 maisons avec un petit carré de jardin. Précisément ce que la précédente équipe municipale honnissait.

L’adjoint à l'urbanisme - Aurélien LAROPPE- précise dans La Presse Bisontine (p10) que proposer des maisons à la vente avec un carré de jardin permet de limiter la fuite des familles vers la périphérie.

Nous ajoutons qu'effectivement depuis la crise sanitaire, la demande de petites maisons individuelles avec une jardin est une tendance marquante au détriment des appartements en ville.

En outre, face à la demande d’achats de logements en berne et aux difficultés de mener à bien le projet sous la forme de logements à usage d’habitation, la municipalité accepte qu’une partie de la surface soit dédiée à une résidence sénior et peut-être une crèche privée.

Les 3 photographies ci-dessous, prises jeudi 25 février à 10h30, illustrent le peu d’activité sur le site du projet d’éco-quartier Vauban.

Enfin, nous relevons que la municipalité a décidé de s’engager dans la lutte contre les îlots de chaleur en dédiant 1 m€ /an aux projets de transformation des espaces publics, cours d’écoles et de crèches, squares.

Il serait paradoxal, et ce serait jeter l’argent par les fenêtres que d’engager en parallèle, un grand projet de construction et par conséquent d’imperméabilisation des sols et de destruction du vivant, aux Vaîtes, alors que nous avons démontré et les faits le confirment ; il n’y a pas de besoin d’autant de constructions à Besançon.

Nous espérons que le GEEC pourra retenir tout ou partie des éléments développés dans les conclusions d’expertise qu’il rendra à la mairie.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, mesdames, messieurs les membres du GEEC, nos salutations distinguées.

                  

Les membres du Conseil d’administration de l’association les Vaîtes.                        

 

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1ère contribution de l'association les Vaîtes au GEEC.../...suite

29 Mars 2021, 08:30am

Publié par Association les Vaîtes

Nous avons reçu des messages d'habitants de Besançon souhaitant apporter une contribution à la consultation numérique organisée par la Ville de Besançon. Ces personnes ont souhaité connaitre les arguments que nous développons et qui motivent notre opposition au projet de construction massive dans le quartier des Vaîtes.

C'est la raison pour laquelle nous publions à travers 3 articles les 2 contributions réalisées par l'association les Vaîtes au GEEC. 

Une première contribution réalisée le 12 janvier 2020 a été prise en compte par le GEEC, la seconde contribution envoyée le 3 mars n'a pas été retenue par le GEEC, sans explication de la part du Président du GEEC. 

Nous publierons cette 2ème contribution, qui a peut-être gêné, demain sur www.lesvaites.com.

2. Les Vaîtes, un écrin fragile apprécié de la population, refuge d’espèces animales protégées. Les Vaites participent à la régulation hydrologique et climatique de l’est de Besançon.

2.1 Les Vaîtes lieu naturel de promenade pour de nombreux habitants des quartiers alentours

Les Vaîtes sont un cadre naturel apprécié par les habitants des quartiers alentours qui viennent nombreux se promener. Ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux depuis la crise sanitaire et les 2 confinements.   

Pourquoi choisissent-ils de venir se promener dans le quartier des Vaîtes alors qu’ils pourraient se promener dans leur quartier de Palente, de la rue de Belfort ou des rues avoisinantes, de l’avenue Fontaine argent, des Clairs soleils ? C’est peut-être parce que les petits squares ou parcs sont très peu nombreux ou minuscules ou trop artificialisés ? La forêt de Chalezeule pourrait être un lieu de promenade pour les habitants des Clairs soleils et pourtant ils choisissent de se promener aux Vaîtes.

2.2 La nature aux Vaîtes menacée par les méthodes de l’aménageur

Les Vaîtes sont également un écrin de nature qui sont l'habitat de plusieurs dizaines d'espèces animales protégées directement menacées par les travaux qui ont été menés avec brutalité et incompétence.

Brutalité parce que Territoire 25 a organisé le saccage de l’environnement d’espèces protégées sans ménagement.

Incompétence parce que l’aménageur a montré qu’il traitait les mesures de réductions et de compensations sans attention. Par exemple, T25 a aménagé une mare de substitution avec une bâche et des galets pour déplacer les amphibiens. Il s’avère que cette mare de substitution est le seul trou à sec du quartier. Presque partout où on creuse dans le quartier, le trou se rempli d’eau lorsqu’il pleut sauf à l’emplacement de cette mare artificielle. C’est une prouesse remarquable en soit, sauf lorsque l’intention était de réaliser une mare permanente pour des amphibiens !

Dans cette situation, c’est plutôt l’incompétence de l’aménageur qui se révèle à travers les deux photographies qui suivent.

1 Mare de compensation toujours à sec réalisée par l'aménageur pour accueillir les amphibiens - photo prise le 28 déc 2020 après plusieurs jours de pluie

2 Noue des Vaîtes - photo prise le 28 déc. 2020 après plusieurs jours de pluie.

La réalisation des gros travaux préalables à l’urbanisation nécessite une demande de dérogation portant sur la destruction, l’altération et la dégradation d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées. Pour les amphibiens, elle requiert également, en phase chantier, une demande de dérogation portant sur la capture éventuelle d’espèces animales protégées.

Cette demande de dérogation portant sur la destruction, l’altération et la dégradation d’aires de repos d’animaux d’espèces animales protégées, pour la capture d’espèces animales protégées a été réalisée par la Mairie de Besançon.

Une étude menée par M Frédéric JUSSYK début mai et fin mai 2018 consistant en 5 points d’écoutes de 20 minutes complétées par des prospections pédestres en journée et nocturnes.

Bien que l’étude soit commandée par la mairie de Besançon, voici ce qu’écrit le prestataire :

« Projet urbain de quartier durable des Vaites Dossier CNPN – Volet Faune Page 79 Les principaux impacts prévisibles sur la faune vertébrée terrestre concernent :

· la destruction / perte d’espèces patrimoniales et destruction / perte d’habitats de reproduction, d’estive et d’hivernage sur 15 ha (effet direct et permanent) ;

· la fragmentation de l’habitat / des populations (effet indirect et permanent) qui engendre des perturbations dans les déplacements de la faune et des cloisonnements d’espaces naturels (effet indirect et permanent) ;

· les risques de collision routière (effet indirect et permanent) durant le chantier (temporaire) et après mise en service ;

· le risque de modification des habitats par les espèces invasives (effet indirect et permanent) et par des changements du régime hydrique (effet indirect et permanent) · les apports de polluants chroniques ou accidentels liés à la circulation automobile, lavage de véhicules, lessivage de résidus de peintures, solvants, huiles, engrais, herbicides … (effet indirect et permanent et temporaire) ;

· les dérangements de la faune dus au bruit et vibrations causés par la circulation automobile et les activités humaines (effet indirect et permanent), des perturbations dues à la modification des habitats (perte de repère, problème d’orientation, pollution lumineuse…) ;

· la diminution des ressources alimentaires (effet indirect et temporaire) du fait de la destruction ou de l’appauvrissement des habitats et de la fragmentation de l’habitat…

La période de reproduction s’étale globalement de mars à fin août. C’est une période sensible pour le maintien des populations.

Bien souvent, les travaux (déboisement, terrassement) ont lieu au printemps et en été, en période sèche ».

Nous attirons l’attention du GEEC sur le fait que les travaux ont été menés par l’aménageur sans tenir compte de la période de reproduction accroissant ainsi leur impact sur les populations d’espèces animales protégées.

Le prestataire poursuit :

« La disparition temporaire ou permanente de milieux naturels, la rupture des corridors biologiques, la simplification des paysages auront pour conséquences principales l’appauvrissement en ressources alimentaires (insectes, fruits et graines). Les insectes et autres invertébrés (y compris aquatiques) sont à la base des chaînes alimentaires. Leur diversité et leur abondance assurent également celles d’animaux plus évolués (oiseaux, petits mammifères, batraciens, chiroptères). Cet impact est difficilement quantifiable vu la complexité de fonctionnement des écosystèmes et des interrelations entre espèces et du contexte urbain (forte pression anthropique). La période de retour à un état d’équilibre est difficile à établir, le fonctionnement des chaînes alimentaires étant très complexe, et fait intervenir de nombreux paramètres en interaction avec le milieu biologique et le milieu physique. La perturbation sera de toute manière supérieure à la durée des travaux (plusieurs années après mise en service). Elle est fonction des efforts de renaturation après travaux.

Par exemple, dans le cas d’une création de mare, le retour à un état d’équilibre est d’au moins 3 ans après travaux. Ces impacts sont locaux mais importants car la zone d’étude couvre une petite surface et est isolée au sein d’espaces urbains. ».

Nous attirons l’attention du GEEC sur le fait qu’en 3 ans les espèces d’amphibiens auront disparu, d’autant plus que la mare de substitution est à sec en permanence, même après plusieurs jours de pluie.

Concernant l’évaluation des impacts du projet sur la faune protégée et leur habitat, le prestataire poursuit :

« FRAGMENTATION DE L’HABITAT / DES POPULATIONS

Effet indirect et permanent Une conséquence forte associée à l’urbanisation est la destruction et la fragmentation de l’habitat. Elle comporte des effets à la fois sur les habitats et les espèces, dans des proportions toutefois variables en fonction de l’espèce considérée. La petite faune notamment les reptiles, les amphibiens, les insectes, les micromammifères du fait de leur faible capacité de locomotion et de dispersion sont très sensibles à la fragmentation de l’habitat qui affaiblit à moyen terme les populations, provoquant même parfois la disparition d’espèces plus sensibles. En effet, l’urbanisation contribue à accentuer l’isolement génétique des populations vivant de chaque côté de celle-ci du fait de la disparition progressive et régulières des petits espaces de biodiversité locale sur l’agglomération (jardins, prairies, friches...). Ce processus est nommé fragmentation. Elle créée aussi un effet puit avec des écrasements routiers, des nuisances accrus. L’impact peut être d’autant plus fort là où les espèces sont sensibles aux perturbations provoquées par le nouvel aménagement. De plus, l’impact peut être amplifié selon les besoins physiologiques des espèces avec notamment un faible taux de reproduction, des compétitions inter- et intraspécifiques accrues, ce qui les rend plus vulnérables et moins performantes pour une adaptation à de nouvelles conditions écologiques. Ceci est le cas pour les populations d’espèces déjà fortement isolées comme les amphibiens, notamment l’Alyte accoucheur et les tritons. A plus grande échelle, la fragmentation d'une population conduit à la création d'isolats voués, à terme, à l'extinction par disparition des échanges génétiques. Cette lente érosion n'est donc parfois perceptible qu'au terme de plusieurs décennies. Dans le cas du projet, la fragmentation est localement importante puisque cette petite zone refuge sera urbanisée en grande partie à moyen terme (travaux d’urbanisation par tranche). Ces impacts sont importants car la zone d’étude couvre une petite surface et est déjà plus ou moins isolée au sein d’espaces urbains. La fragmentation est actuellement forte coté plus urbanisé (avenue de la vaite/rue de Charigney proche de la rue de Belfort). Elle est plus faible en pied de colline (av Anne Franck, moins urbanisé). Cet impact va être renforcé par l’effet cumulatif avec les infrastructures existantes et les projets d’urbanisation récents ou en cours (tramway, ZAC des marnières en lisière du bois de Chalezeule …). Les espaces disponibles pour la faune seront amoindris et la capacité d’accueil de cette petite zone sera considérablement affaiblie.

L’impact du projet est donc local mais fort. »

L’impact de la fragmentation est donc fort et durable en se poursuivant dans le temps même au-delà de la période de travaux.

Le prestaire ajoute concernant l’imperméabilisation en reprenant des éléments dont la source est la Ville de Besançon :

« A l’échelle des îlots privés du quartier, une certaine compacité des emprises bâties sera recherchée afin de limiter l’imperméabilisation des sols et l’étalement urbain. Ainsi, on peut considérer que les parcelles cessibles de la ZAC présenteront un coefficient d’emprise au sol d’environ 50% permettant de distinguer à terme 3,5 ha environ de surface nouvellement bâtie. L’imperméabilisation nouvelle des espaces publics du quartier concerne la chaussée, les accotements ou trottoirs revêtus, éventuellement du terre-plein central et les zones de stationnement, soit environ 8.6 hectares. 

[…]

Le projet va détruire/modifier progressivement plus de 15 ha d’habitats d’espèces protégées. Ces habitats sont artificiels (jardins, vergers, haies, friches, bosquets) mais utilisé par la faune du fait de l’activité humaine actuellement modérée. Une partie des habitats seront reconstitués en jardins, espaces verts (5ha) mais ils seront moins attractifs qu’actuellement et peu disponibles pour la faune en raison de l’activité humaine plus forte. Les petits espaces verts autour des immeubles seront moins utilisés pour la faune (hormis quelques espèces urbaines : Moineau domestique, mésanges, rougegorge, Fauvette à tête noire, Pinson des arbres…) car trop près des activités humaines. Les surfaces peuvent paraître faibles, mais vu la petite superficie de la zone, l’impact est local mais fort. La perte de terrain de chasse pour les espèces mobiles qui utilisent un vaste territoire (chiroptères, rapaces) est toujours difficile à mesurer. »

L’aménagement du quartier des Vaites induit un impact de mortalité sur l’ensemble des espèces, le prestataire ajoute :

« En l’absence de mesures, les principaux risques de destruction directe concernent :

· Les écrasements par passage d’engins de chantier. En cas de remblaiement rapide de secteurs attractifs : bassins, ornières, tas de pierre, sans capture préalable. Les reptiles et amphibiens sont les animaux les plus sensibles car le chantier offre des habitats de substitution (talus, sol décapés, tas de sable, tas de cailloux, ornières, bassins) et ils y trouvent souvent refuge,

· L’abattage d’arbres et le défrichement : les reptiles, petits mammifères, certaines espèces oiseaux trouvent refuge dans les haies et lisières,

· La création de caniveaux bétons, regards, avaloirs, OH qui peut piéger la petite faune (amphibiens, lézard, hérisson),

· Mortalité due aux traitements des talus et accotements des voies : les fauches précoces et répétées, le traitement chimique des bas-côtés avec des biocides (amphibiens et reptiles). Les risques de collision par la fréquentation permanente des véhicules des futurs résidents seront augmentés même avec le développement de transports en commun mise en œuvre (tramway avec parking relais). Ils sont actuellement élevés et concernent l’ensemble de la petite faune, principalement les espèces à capacité de locomotion réduite (amphibiens, reptiles, petits mammifères, insectes…). Les espèces actuellement impactées par les écrasements sont le Hérisson et l’Ecureuil. Le Lézard des murailles est surtout prédaté par les chats domestiques. L’aménagement du quartier des Vaites induit un impact de mortalité sur l’ensemble des espèces animales, notamment pour les espèces dont les capacités de déplacement sont réduites, comme les amphibiens, reptiles, le hérisson. Cependant, même les espèces mobiles sont victimes de collisions en vol (avifaune et chiroptères). Cet impact, direct et continu, peut se décliner en différentes catégories :

· Mortalité par collision après mise en service de la voirie : l’intensité de cet impact est étroitement liée à l’intensité du trafic. La collision routière menace les individus amenés, par leurs exigences biologiques, à traverser la route ou à fréquenter les zones de chantier, c’est notamment le cas du Lézard des murailles qui est victime d’écrasement sur les chantiers.

· Mortalité induite par les aménagements connexes à la voie : Elle peut être augmentée par des ouvrages pièges bordant la voie. La petite faune (micromammifères, amphibiens, insectes) tombant dans ces ouvrages meurt d’épuisement, de stress, risques d’intoxications dans les bassins de récupération des eaux de ruissellement, risques de mortalité dans les buses, ouvrages hydrauliques, caniveaux et cunettes en béton de récupération des eaux de ruissellement (les animaux piégés sont victime de stress, noyade, etc.).

· Mortalité due aux traitements des espaces verts, noues, talus et accotements : les fauches répétées, etc. est également une source de mortalité pour de nombreuses espèces. A cela s’ajoutent les pollutions induites par le trafic routier (métaux lourds, hydrocarbures, etc.). Les espèces les plus sensibles sont les animaux utilisant les talus, accotements, fossés notamment les micromammifères creusant des terriers, qui sont utilisés par les amphibiens et le lézard des murailles…. »

Au-delà de la période des travaux, ces effets se poursuivront par une circulation de voiturés estimée à plus de 8000 véhicules /jour traversant le quartier. Cette analyse nous parait faible au regard d’un projet de construction de plus de 1150 logements

Il y a donc au minimum 89,1 voitures pour 100 logements à Besançon

(54,7 + (17,2x2)).

Si ces véhicules sortent 2 fois par jour, ce sont donc 2 aller-retours et donc 4 passages dans le quartier, soit 4 098 passages pour les seuls habitants du quartier, auxquels s’ajoutent les visiteurs externes qui viennent dans le quartier ainsi que le passage de bisontins utilisant les voies du quartier pour des trajets de transit.

Dossier complet − Commune de Besançon (25056) | Insee

L’impact du projet d’urbanisation sur les espèces protégées est confirmé par le Conseil d’Etat qui conclut dans sa décision rendue le 3 juillet 2020 :

« 13. Il résulte de l'instruction que la poursuite des travaux de réalisation du projet d'aménagement en cause est susceptible de causer aux espèces protégées présentes sur le site une atteinte irréversible. Ni la circonstance qu'une partie des travaux ait déjà été réalisé ni le coût que représente pour l'aménageur et la collectivité la prolongation de leur suspension ne sont de nature, dans les circonstances de l'espèce, à justifier que les travaux soient achevés rapidement. »

Le prestataire de l’étude, M Frédéric JUSSYK, a observé 23 espèces protégées à travers une étude expresse venant seulement à 2 reprises dans le quartier. Il est déjà remarquable d’observer autant d’espèces protégées en aussi peu de temps. Il est fortement probable qu’il y ait plus d’espèces protégées. A ce titre nous avons déjà observé plusieurs Milans facilement reconnaissables à leur queue.

En outre, 2 espèces de mammifères, protégés, 4 espèces de batraciens protégés, 1 reptile protégé ont été identifiés par le prestataire.

Quant aux mesures de réduction destinées à limiter les nuisances et les risques inhérents au chantier et réduire le risque de destruction des espèces, force est de constater qu’elles n’ont pas été respectées par les entreprises intervenant sur le site.

vaite (developpement-durable.gouv.fr)

2.3 L’artificialisation des sols et la problématique de l’eau

Le vallon des Vaîtes reçoit l’eau de pluie à laquelle s’ajoutent les eaux qui ruissellent de la colline des Vaîtes, du fort Benoît ainsi que des pentes depuis le bas du quartier de Palente, le haut du quartier des Chaprais et depuis la rue de Belfort. La marne tapissant le sol de ces collines accentue le ruissellement et l’imprégnation de volumes importants d’eau dans le sol du quartier des Vaîtes.

La marne est présente partout aux Vaîtes sous la terre fertile, c’est ainsi que nous pouvons observer que la noue principale creusée depuis un an ne se remplit jamais. Même en période de fortes pluies la noue située près du cimetière israélite, pourtant bouchée par la rue Max JACOB voit son niveau d’eau rester très bas. L’argile étanche conduit l’eau à emprunter des chemins plus complexes, même les terrains situés à proximité immédiate, la terre des jardins familiaux comme celle des jardins valorisés par les jardiniers gérant les parcelles en autonomie restent humides. 

A moins que la mairie n’envisage un réseau de noues transversales avec un cadrillage aussi dense que les rues d’une ville américaine, la circulation actuelle de l’eau nous montre qu’elle préfère les chemins tortueux qu’elle a trouvé avec le temps aux autoroutes de tout-venant réalisées par l’aménageur.

Plus qu’ailleurs l’artificialisation prévue de 15ha sur les 23 ha de terres fertiles des Vaîtes est de nature à engendrer des conséquences graves le plan de l’écologie.

Le projet d’urbanisation des Vaîtes produira une artificialisation des sols inutile d’autant qu’il concourra à augmenter le nombre de logements vacants à Besançon.

Sources : vaite (developpement-durable.gouv.fr)

2.4 Les Vaîtes puit de fraicheur vs les zones de chaleur des quartiers l’entourant

Figure 3 : zoom sur le quartier des Vaîtes avec ajout de noms de rues

 Cette carte de l’Audab, l’agence d’urbanisme de Besançon Franche Comté, publiée en 2019 permet d’identifier des îlots de chaleur (ici en juin 2018).

L’îlot de chaleur urbain, comprendre le phénomène (audab.org)

icu-besancon-300dpi-rvb-20180626-a3-01-01.jpg (4960×3507) (audab.org)

Nous reprenons le commentaire de l’Audab :

« L’AUDAB en a dressé une cartographie en s’appuyant sur des images satellites infrarouges (source : satellite Landsat, USGS - date de prise en vue : 26 juin 2018). La carte réalisée par l’agence identifie les températures au niveau du sol de façon très fine (tous les 30 mètres), permet d’identifier précisément les îlots de chaleur - mais également les îlots de fraîcheur - ainsi que leur intensité (en degrés Celsius) et de mieux lier le phénomène avec l’occupation des sols. »

« Les villes connaissent un phénomène particulier : l’îlot de chaleur urbain. Celui-ci se caractérise par des températures plus élevées en milieu urbain qu’en périphérie, de jour comme de nuit. Cette particularité est principalement liée aux tissus urbains, denses et majoritairement constitués de matériaux qui stocke la chaleur (pierre, goudron). La minéralisation de l’espace public s’accompagne de fait d’une raréfaction de la végétation en ville et donc de sa capacité de rafraichissement. 

Ce sont autant de facteurs qui tendent à favoriser l’apparition d’îlots de chaleur urbains, également renforcés par les activités humaines, génératrices de chaleur (climatisation, chauffage, émission de GES, etc.).

Les impacts sont majeurs et traduisent des enjeux en matière de santé publique ou de santé du végétal : l’augmentation des températures s’accompagne d’une diminution de la qualité de l’air et de l’eau, d’impacts sur la santé humaine, de stress hydrique pour la végétation, etc. Les impacts concernant les habitants mais également les activités humaines liées au végétal : sylviculture, agriculture, viticulture, etc.

 A plus long terme, dans un contexte de réchauffement climatique accru, ce phénomène pourrait s’aggraver et il importe donc de le limiter dès aujourd’hui par des aménagements favorisant la végétalisation et l’aération des villes et permettant, plus globalement une meilleure résilience de nos territoires. »

Ainsi clairement, le quartier des Vaîtes et sa colline joue un rôle important de régulation de la chaleur pour les quartiers l’environnant.

Artificialiser les sols comme le prévoit le projet de la mairie, bétonniser, urbaniser, c’est étendre les îlots de chaleur qui s’alimenteront entre eux pour participer à une augmentation de la température et réduire les poches d’îlots de fraicheur.

Où trouver des îlots de fraîcheur à Besançon ? • macommune.info

Doubs. Canicule : quand la ville de Besançon devient une bulle de chaleur (estrepublicain.fr)

Conclusion :

Nous remercions le GEEC d’avoir pris soin de lire les arguments développés à travers ce document. Nous aurions préféré pouvoir les exposer en rencontrant le GEEC ou par une application permettant un échange à distance et des interactions.

Nous reconnaissons un parti pris mais l’association les Vaîtes a toujours privilégié l’écoute et le dialogue. Nous avons soin de justifier les idées que nous développons par des sources neutres et indiscutables, l’INSEE, l’AUDAB, le propre prestataire choisi par la Mairie. Ce sont aussi 2 juridictions administratives, le tribunal administratif et le Conseil d’Etat qui relèvent les éléments que nous développons, les doutes sur la nécessité de construire autant de logements à Besançon ou carrément l’affirmation qu’il n’y a pas un tel besoin de construire autant de logements à Besançon que cela nécessite de porter des atteintes graves à l’environnement, à l’équilibre écologique et à l’habitat d’espèces animales protégées.

Est-ce le rôle et le mandat d’une municipalité écologiste que de porter, poursuivre et parachever un projet d’artificialisation des sols et de bétonisation entrepris par les mandatures précédentes qui ont lancé bulldozers et grues sur Besançon pour les bonnes heures des promoteurs au détriment de l’environnement.  

Quand un projet est mal monté depuis le début, la sagesse et la raison ne conduisent-elles pas à ne pas s’obstiner.

Nous espérons que le GEEC pourra retenir tout ou partie des éléments développés dans les conclusions d’expertise qu’il rendra à la mairie.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, mesdames, messieurs les membres du GEEC, nos salutations distinguées.

                  

Les membres du Conseil d’administration de l’association les Vaîtes.                                        

 

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La 1ère contribution de l'association les Vaîtes au GEEC.

28 Mars 2021, 08:30am

Publié par Association les Vaîtes

Nous avons reçu des messages d'habitants de Besançon souhaitant apporter une contribution à la consultation numérique organisée par la Ville de Besançon. Ces personnes ont souhaité connaitre les arguments que nous développons et qui motivent notre opposition au projet de construction massive dans le quartier des Vaîtes.

C'est la raison pour laquelle nous publions à travers 3 articles les 2 contributions réalisées par l'association les Vaîtes au GEEC. 

Une première contribution réalisée le 12 janvier 2020 a été prise en compte par le GEEC, la seconde contribution envoyée le 3 mars n'a pas été retenue par le GEEC, sans explication de la part du Président du GEEC.

 

M le Président du GEEC,

Mesdames, messieurs les membres du GEEC,

 

L’association les Vaîtes est engagée depuis juillet 2005 dans une démarche de préservation du quartier des Vaîtes menacé par un projet d'aménagement et d’artificialisation des sols.

Nous avons appris par voie de presse la constitution d'un groupe d'experts dénommé GEEC, nous avons cherché, sans succès, les coordonnées de votre groupe pour vous contacter.

Nous avons obtenu vos coordonnées par une autre association agissant pour la protection de la nature sur le quartier qui s’est permise d’écrire à votre Président sur son adresse courriel professionnelle et a reçu en réponse l’adresse courriel du GEEC.

Le GEEC soulève de nombreuses interrogations au sein de notre association et parmi les habitants du quartier. Nous aurions souhaité vous rencontrer conformément aux pratiques de toute commission d’enquête, nous regrettons d’avoir essuyé un refus de votre part.

L’objet de ce courrier n’est pas d’épiloguer sur nos interrogations sur la constitution, le fonctionnement, la transparence de votre Commission ni sur le traitement qu’apportera le pouvoir politique au rapport que rendra la Commission, alors que la mairie a lancé dans le même temps un appel d’offre afin de retenir un architecte conseil dont les instructions contenues dans l’appel d’offre sont d’ores et déjà manifestement orientées. Nous préférons ne pas développer ici la forme mais le fond du dossier afin que nos observations soient entendues par le GEEC. Les remarques qui précèdent vous renseignent sur notre position que nous développerons dans d’autres supports que ce courriel.

Nous regrettons de ne pas pouvoir vous rencontrer directement ou via une application permettant un échange à distance, nous vous adressons ce courrier et développant 2 thèmes :

Il n’est pas besoin de lancer un projet de construction aux Vaîtes (I) et enfin nous souhaitons attirer l’attention de votre commission sur l’écrin de verdure que constitue le quartier des Vaîtes, apprécié des habitants des alentours et habitat protecteur de plusieurs dizaines d'espèces animales protégées directement menacées par les travaux menés avec brutalité par Territoire 25 (II).

1.  Il n’est pas besoin de lancer un projet de construction aux Vaîtes.

La Mairie de Besançon justifie le besoin de construire 10 000 logements à l’horizon 2030 par 3 arguments fallacieux.

Nous avons voulu vérifier si un 4ème argument pouvait justifier plus de constructions.

Ce sont donc 4 arguments que nous vérifions dans ce document, à travers une source incontestable, la dernière étude complète réalisée par l’INSEE sur Besançon.

Enfin, nous montrerons que la mairie de Besançon n’hésite pas à utiliser ses arguments erronés jusque devant la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat (5).

1.1 L’évolution de la population comme celle de la population active ne peut pas justifier autant de constructions :

Nous faisons un premier constat concernant l’évolution de la population à Besançon : la population stagne, elle est même en légère baisse entre 1999 et 2020.

Evolution de la population Besançon

Nombre d'Habitants Besançon 2020 Population (ville-data.com)

Nous avons souhaité approfondir l’analyse sur la population afin d’appréhender le besoin de logements qui en découle.

Si globalement, la population baisse légèrement et constamment à Besançon entre 2007 et 2017, la baisse est plus marquée parmi les tranches d’âges 15 à 59 ans.

La population progresse parmi les 60 ans et plus : la population bisontine vieillit, il n’y a pas de renouvellement de population ce qui permet d’augurer une évolution marquée à la baisse de la population à Besançon.

Dossier complet − Commune de Besançon (25056) | Insee

Nous avons souhaité mesurer l’attractivité économique de Besançon. Besançon n’attire plus les entreprises depuis les années 1970, la population active baisse entre 2007 et 2017 et plus encore la population active ayant un emploi : 47 834 en 2007 ; 45 402 en 2012 et 42 844 en 2017.

L’évolution à venir n’est pas plus encourageante en raison de la captation des emplois administratif par la capitale régionale, Dijon. Après l’emploi privé, c’est l’emploi public qui est appelé à baisser à Besançon.

Nous ne tenons pas compte dans conclusions que nous tirons des conséquences de la crise économique susceptible de suivre la crise sanitaire, mais il serait illusoire de penser qu’elle ne produira pas d’effets négatifs majeurs sur l’emploi.

 

1.2 La diminution de la taille des ménages ne justifie plus un besoin d’autant de constructions :

Nos contacts avec l’ancienne municipalité nous ont permis de retenir leur leitmotiv : même si la population baisse, il y aurait plus de besoin de logements en raison de la diminution de la taille des ménages (divorces, célibat etc.).

Voilà ce qui était martelé par l’ancienne municipalité !

Force est de constater que cet argument est un constat du passé et qu’il ne correspond plus à la réalité depuis 13 ans. Si le nombre d’occupants par résidence principale est passé de plus de 3 en 1968 à moins de 2 en 2007, depuis 2007 jusqu’en 2017 la baisse est beaucoup plus modérée. En effet les nombres de divorces ne peuvent croitre indéfiniment et si les individus vivent plus longtemps célibataires, la grande majorité aspire à vivre un jour en couple ou en famille recomposée.

Cette évolution qui était donnée comme un principe absolu par l’ancienne municipalité a finalement une fin un jour.

Nous faisons ici le constat précédent, la diminution de la taille des ménages entre 1968 et 2007 a rendu nécessaire de construire plus de logement, mais cet argument est devenu dépassé et obsolète depuis 13 ans avec la stabilisation de cette évolution.

1.3 Le rythme élevé de construction a augmenté le nombre de logements vacants :

La croissance du nombre de logements semble s’être emballée et le nombre de logements vacants est multiplié par 6 entre 1968 et 2017.  Près de 10% des logements bisontins sont vacants en 2017 ! Ce chiffre de l’INSEE interpelle ! Comment peut-on justifier un projet de construction de 1 150 logements alors que 6 946 logements sont vacants dans la ville ?

Un aspect qualitatif est analysé à travers ce document, 96,2% des logements ne sont pas suroccupés malgré un taux de chômage énorme à Besançon : 17% de la population active de 15 à 64 ans se déclarent au chômage selon l’INSEE, en 2017.

Le taux de chômage est plus faible sur le bassin d’emploi selon les chiffres de Pôle emploi.

 

1.4 L’évolution de la population ne peut pas justifier plus de constructions :

Nous avons voulu vérifier si l’évolution des naissances (argument qui n’est pas développé par la Mairie) serait susceptible de justifier plus de constructions.

Les naissances ne vont pas changer les constats que nous venons de réaliser supra, puisque la tendance est désormais à la baisse des naissances enregistrées à Besançon.

Il ressort de cette analyse du dossier complet établi par l’INSEE qu’il n'y a pas de besoin de lancer un projet de construction d'autant de logements aux Vaîtes alors que d'autres projets sont en cours (écoquartier Vauban), piétinent, n'aboutissent pas ou sont retardés en raison de la situation économique ou la perte d'attractivité de Besançon. Les panneaux de permis de construire sont nombreux à rester affichés à Besançon depuis plusieurs mois sans que les constructions ne débutent.

Les premières études portant sur le projet d’urbanisation des Vaîtes ont été lancées le 30 décembre 2012, les motivations portant ce projet sont désormais totalement dépassées et obsolètes.

 

1.5 La mairie utilise ses arguments erronés jusque devant la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat :

Les pièces fournies par la mairie de Besançon à l’appui de sa requête au Conseil d’Etat qui a rendu sa décision le 3 juillet 2020 concluent de manière erronée et abusive à un pseudo besoin de 10 000 logements à Besançon à l’horizon 2030, c’est-à-dire dans 10 ans.

Conseil d'État
N° 430585
ECLI:FR:CECHR:2020 :430585.20200703
6ème - 5ème chambres réunies
Lecture du vendredi 3 juillet 2020

« Il ressort des pièces du dossier soumis au juge des référés que la réalisation d'un " éco-quartier " dans le secteur des Vaîtes, secteur peu urbanisé et en déprise situé à proximité du centre-ville de Besançon et faisant l'objet d'une politique de rénovation ayant notamment conduit à l'installation de deux arrêts du tramway en 2014, est un projet conduit depuis de nombreuses années par la commune de Besançon et qui a été reconnu d'utilité publique. Il ressort également des pièces du dossier soumis au juge des référés que ce projet vise à répondre aux besoins en logement existant à Besançon tout en limitant l'étalement urbain par la construction de plus de mille logements favorisant la mixité sociale ainsi que d'infrastructures et d'équipements publics correspondants. Dans ces conditions, en estimant que les besoins en logement dans la commune de Besançon, à court et moyen terme, n'étaient pas tels qu'ils permettaient de considérer que ce projet répondait à une raison impérative d'intérêt public majeur, alors qu'il ressortait en outre des pièces du dossier qui lui était soumis que les projections démographiques associées à la politique de revitalisation du centre de l'agglomération faisaient apparaître un besoin de 10.000 logements d'ici 2030, besoin que les opérations de construction actuellement en cours ne couvrent que très partiellement et que le taux de vacance global des logements existants est dans la moyenne des villes comparables, le juge des référés a dénaturé les faits sur lesquels il a fait reposer son appréciation. »
 

Pourtant il ressort des analyses de l’INSEE, qu’entre 2012 et 2017 (5 ans), le nombre de logements à Besançon a progressé de 2 436 et seulement de 5 299 sur les 10 années (2012-2017).

Dossier complet − Commune de Besançon (25056) | Insee

5299 logements en 10 ans ! Voilà qui est très loin de 10 000 !

Comment prétendre aujourd’hui qu’il faudrait doubler la production de logements par rapport à celle qui a été réalisée à l’ère du grand bétonnage et de la floraison des grues menée par l’équipe municipale au pouvoir conduite par JL FOUSSERET ?

Et que dire de l’évolution majeure, récente que constitue l’attraction de la nouvelle capitale régionale sur les emplois administratifs, les directions administratives les plus dotées en personnel se recentrent désormais sur Dijon.

Que dire enfin de la suppression de la carotte fiscale depuis la loi de finances pour 2018, votée par l'Assemblée Nationale, le 21 décembre 2017, qui a supprimé les avantages fiscaux de la loi Pinel pour les futurs logements réalisés en zone B2. Les seuls logements qui pourront bénéficier des avantages fiscaux de la Loi Pinel à Besançon sont ceux pour lesquels un permis de construire aura été délivré avant le 31 décembre 2017 et qui auront été vendus avant le 31/12/2018. La carotte fiscale est un élément déterminant pour doper le marché de l'immobilier dans une ville dont l'activité économique n'attire plus et dont la population est stable ou décroissante depuis des décennies.

Et c’est ainsi qu’à Besançon, les permis de construire s’affichent et se conservent sur leurs panneaux comme de vieux millésimes, sans que les bâtiments ne se montent.

Alors comment comprendre ces arguments présentés par la mairie devant le Conseil d’Etat autrement que comme des éléments mensongers produits pour justifier ce qui est sans fondement ?

Visiblement le Conseil d’Etat s’est laissé abuser sans vérifier l’argumentation produite par la mairie, nous espérons que le GEEC sera plus profond dans son analyse.

Enfin un dernier élément plus récent et imprévisible vient contrecarrer les velléités de l’écologie théorique selon lesquelles il faut ramener la population dans les villes pour éviter les déplacements. Intention louable, mais la crise sanitaire est passée par là. Elle induit une tendance récente : les citadins cherchent désormais à quitter les villes pour des logements en périphérie et disposer d’un jardin privatif et de plus d'espace. Eviter la proximité et la concentration pour ne pas être contaminés par le virus du Covid-19.

Un sacré coup de frein sur les prix immobiliers à Paris se prépare (lefigaro.fr)

la suite et fin de la 1ère contribution sera publiée demain.../...

  1. Les Vaîtes, un écrin fragile apprécié de la population, refuge d’espèces animales protégées. Les Vaites participent à la régulation hydrologique et climatique de l’est de Besançon.

 

 

 

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Tremble A. VIGNOT, ta jeunesse est dans la rue !

27 Mars 2021, 13:44pm

Publié par Association les Vaîtes

Plus de 1500 personnes se sont rassemblées, samedi 27 mars 2021, pour manifester pour défendre les terres contre l'artificialisation. Elles sont parties du centre-ville pour rejoindre les Vaîtes, lieu de lutte contre le camp pro-béton à la mairie. Fini le temps béni pour les politiciens où ils pouvaient enfumer la population. Il y en a même eu un qui a osé organiser un référendum au sujet de la gare et qui a décidé exactement le contraire de ce que la population a exprimé. La jeunesse ne s'est pas laissé enfumer par le blabla de Mme La Maire, qui a constitué laborieusement un GEEC, un forum d'expression numérique et une conférence citoyenne. 

Certains experts du GEEC ont pris leur liberté en exprimant de vives critques sur le projet d'urbanisation des Vaîtes, le forum numérique reste dans le caniveau d'un compte twitter ou facebook de bas étage et la conférence citoyenne s'annonce comme une fumisterie où le groupe radical qui sera le mieux représenté l'emportera.

La jeunesse ne se laisse plus berner par ces méthodes et n'acceptent pas qu'une Maire écologiste renie ses convictions d'hier et se laisse dicter une décision d'artificialiser des terres par les vieux briscards de l'ancienne majorité PS-PC avec le soutien des pro-béton LREM-MODEM et MEI.

Si les habitants ne vous intéressent pas, Mme VIGNOT, n'oubliez pas que cette jeunesse dans la rue... ce sont vos électeurs... ce sont vos militants... d'hier !

 

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Samedi 27 mars 11h - manifestation pour défendre les terres contre l'artificialisation

26 Mars 2021, 16:19pm

Publié par Association les Vaîtes

Les déclarations de Mme La Maire sont surprenantes de la part d'une Maire écologiste !

Les experts du GEEC ont rendu une étude montrant la légèreté ou les impasses complètes des études précédentes du camp pro-béton, et d'après Mme La Maire, la question serait aujourd'hui, "comment est-ce qu'on fait en sorte d'adapter les nouvelles données dans ces programmations".

C'est flou et beaucoup trop d'allégence vis-à-vis des promoteurs !

Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup !

déclaration de Mme La Maire, le 12 mars 2021

"Ca repart pas pour un tour ! On avait déjà un grand ensemble d'études, des programmations avec des promoteurs. Donc la question, c'est comment est-ce que, du coup, on fait en sorte d'intégrer les nouvelles données dans ces programmations ?"

Une manifestation est organisée, samedi 27 mars à 11h et remontera du centre-ville vers les Vaîtes. Il s'agit, aux Vaîtes comme aux Lentillères, à Dijon, de défendre les terres contre l'artificialisation et la bétonnisation. Cette manifestation sera suivie d'un après-midi festif aux Vaîtes. Madame VIGNOT était venue, le 23 mars 2019, participer au pic-nique de la résistance des Vaîtes. Les valeurs qu'elle exprimait, lorsqu'elle était militante, sont-elles toujours d'actualité, une fois devenue Maire ?

 

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Le grand pipeau de la Conférence citoyenne

21 Mars 2021, 14:16pm

Publié par Association les Vaîtes

L'idée était belle et louable, consulter les citoyens sur le projet de constructions aux Vaîtes qui empoisonne la vie des dirigeants politiques bisontins et des habitants depuis 16 ans. Les rescapés de l'ancienne équipe municipale, qui doivent à A. VIGNOT et aux écologistes leur place au Conseil municipal, ont bien essayé de faire passer la consultation par les structures de simulacre de démocratie participatives, mises en place par JL FOUSSERET. Les Conseils consultatifs d'habitants sont noyautés par les militants du PS, du PC, LREM et Modem, mais Mme La Maire et son adjoint Kevin BERTAGNOLI (démocratie participative et participation citoyenne) ont tenu bon, leur idée d'une consultation numérique sur une plate-forme et d'une conférence citoyenne.

Hélas, la plateforme n'apporte rien de plus qu'un compte twitter ou facebook avec des échanges du même tonneau, un modérateur et un pistage des contributeurs visiblement non conforme aux directives de la CNIL.

Quant aux 50 citoyens qui seront tirés au sort pour participer à la conférence citoyenne, qui acceptera de passer 3 samedi printaniers à débattre du projet des Vaîtes ? Postez-vous au centre-ville ou dans la zone commerciale de Chateaufarine et posez la question ? Ce serait étonnant que vous trouviez 50 volontaires parmi une population neutre !

Et là patatras, on apprend dans une déclaration de Mme La Maire qu'elle a décidé de mettre en place une critérisation. Va-t-on, en somme, exclure celles et ceux qui gênent dans cette conférence ? Cette conférence allait globalement se résumer à rassembler les seuls susceptibles de consacrer 3 jours à ce sujet : les militants des 2 camps opposés : pour la bétonnisation / pour la préservation du cadre naturel aux Vaîtes.

Les experts du GEEC viennent d'émettre des avis, certains ont pris un peu trop d'autonomie, en démontrant que les études menées pour bétonner les Vaîtes devaient être revues car n'avaient pas pris en compte de nombreux sujets essentiels. Comme les experts ont pris trop de liberté, cette nouvelle annonce est-elle destinée à vérouiller la composition de la Conférence citoyenne ?

Mme La Maire était visiblement mal à l'aise avec cette critérisation dans son interview. Nous avons voulu en savoir plus et nous sommes procurés une grille de critérisation d'une autre ville. Au delà de la dérision, nous espérons que Mme La Maire renoncera à certaines exclusions annoncées pour cette grille. Nous espérons aussi que la liste des membres de la Conférence citoyenne pourra être consultée afin de vérifier que Besançon ne ressemble pas à la ville de Bidouille.

déclaration de Mme La Maire, le 19 mars 2021

"Ce qui se passe, c'est qu'il y a un appel à volontaires et parmi ces volontaires, il y aura du coup, un tirage au sort. Et le tirage au sort, ensuite, donnera lieu à une (heu), comment dire... à... à à une espèce de critérisation puisque on prendra en considération là où les gens habitent, l'âge qu'ils ont etc. Il y a un certain nombre de critères qui vont permettre de voir une diversité des représentations au sein de cette conférence citoyenne."

 

déclaration de Mme La Maire, le 12 mars 2021

"Ca repart pas pour un tour ! On avait déjà un grand ensemble d'études, des programmations avec des promoteurs. Donc la question, c'est comment est-ce que, du coup, on fait en sorte d'intégrer les nouvelles données dans ces programmations ?"

 

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De belles intentions, un joli vernis mais une usine à gaz fouillis !

19 Mars 2021, 22:49pm

Publié par Association les Vaîtes

Peut-être avez-vous reçu un courriel de "Ville de Besançon <relation-citoyenne@besancon.fr" vous invitant à vous exprimer sur le projet des Vaîtes ?

Il s'agit du 2ème étage de la fusée, après le GEEC. Le 3ème étage sera un tirage au sort de 50 citoyens qui se réuniront au cours de 3 sessions de travail et rendront un avis, sur le sort du quartier des Vaîtes. Béton ou nature ? Stop ou encore ? 

Une agence parisienne est chargée d'animer ce dispositif de conférence citoyenne sur l'avenir des Vaîtes et fournir et animer la plateforme de consultation. Le coût de cette initiative est de 50 000€, plus le coût de la plateforme !

Consulter les citoyens, l'intention est louable ! Mais quel fouillis et quel manque de professionnalisme de la part de cette agence !

Tout d'abord, dans le périmètre de consultation, pourquoi ne pas avoir consulté les habitants des Vaîtes qui sont les premiers concernés ? Pourquoi avoir noyé cette consultation sur tout le périmètre bisontin ? Certainement pour de bonnes raisons ! Mais pourquoi la Mairie de Besançon consulte-t-elle des personnes n'habitant pas Besançon ? En l'occurence des habitants de villages périphériques ? Dès cet après-midi, nous avons identifié une personne habitant Frasnois qui nous a transféré le courriel qu'elle a reçu, l'invitant à participer à cette consultation. Fouillis et légèreté ! Si la terre entière peut participer à cette consultation, aurons-nous des expressions de chinois, d'américains ou d'indiens ou de russes ? Est-ce bien sérieux ? Que représentera ce type d'expression ?

Alors, ne laissez pas la place à l'expression de bétonneurs qui ne sont jamais venus se promener aux Vaîtes pour s'oxygéner et se ressourcer ! Nous vous invitons à vous exprimer sur cette plateforme.

Et petit joke sérieux, l'association Les Vaîtes offre une bouteille de la micro-brasserie Les2fûts ,située dans le quartier, au 1er chinois, américain, indiens ou russe qui postera, dans sa langue d'origine, une publication sur cette plateforme de consultation sur l'avenir des Vaîtes  et répondra à la question : "combien d'arbres aurait-on pu planter aux Vaîtes pour 50 000 € "?

Nous soutenons le commerce local, les circuits courts et nous encourageons l'expression démocratique !

 

 

 

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