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lesvaites.com  : défendre le quartier des Vaîtes contre la bétonisation ! La mairie veut construire 1150 logements et détruire l'habitat d'espèces animales protégées !

Nouvelles photos du projet des Vaîtes !

9 Novembre 2008, 08:00am

Publié par Association les Vaîtes

Nous avons mis sur le blog des Vaîtes de nouvelles photos du projet présenté par la mairie.
Outre les photos présentées ci-dessous, vous trouverez également de nouvelles photos dans les 3 articles publiés précedemment.

document non contractuel présenté par la mairie

 
Vue transversale du quartier des Vaîtes : (de la droite vers la gauche) : la droite de l’avenue de la Vaîte, puis en allant vers la gauche : l’avenue de la Vaîte, puis les nouveaux logements R+3 ou R+4 se mêlant aux logements existants, puis en allant encore vers la gauche, de nouveaux logements R+1 à R+2 et ponctuations R+3+attique, puis la voie nouvelle, ici appelée provisoirement « avenue de la noue » = fossé à créer pour un ruisseau à faire couler au milieu du quartier (du nord en descendant vers le centre ville).



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les groupuscules...et le Maire... le fait du jour

6 Novembre 2008, 16:36pm

Publié par Eric DACLIN & Thierry OUDOT

Dans "le fait du jour" de l'Est Républicain d'aujourd'hui 6 novembre. Le Directeur de la rédaction de l'Est Républicain, bien connu des habitants du quartier des Vaîtes, signe un article intitulé "MAIRE".
"Jamais on ne s'est autant plaint du manque de démocratie, jamais nos élus n'ont été à ce point [ira-t-il jusqu'à écrire...les pauvres !] sous la surveillance vigilante de groupuscules, collectifs, citoyens. Jamais les électeurs n'ont été aussi suspicieux à l'égard de leur élus.
On peut s'en réjouir, on peut aussi considérer que cet excès de zèle démocratique tue la démocratie".

La suite de son article fait référence à M Jacques MAILLOT qui s'est retrouvé hier devant le Tribunal de Grande Instance pour répondre d'un fait dramatique directement lié à sa fonction de Maire du village de Thise.
Vous savez certainement que pour empêcher l'envahissement du terrain de foot de Thise, par les gens du voyage, le conseil municipal avait pris la décision de mettre une barrière là où il y avait déjà de gros plots barrant le passage.
Un jeune homme de 16 ans qui avait l'habitude de serpenter entre les plots pour passer en moto, est décédé durant l'été 2005 en heurtant la barrière.
Cette situation est dramatique, pour ce jeune homme, pour sa famille et pour M MAILLOT. Nous partageons certaines idées que Christophe DOLLET a voulu véhiculer sur la trop lourde responsabilité qui pèse sur les Maires, précisément les Maires de villages qui n'ont pas les services techniques des grandes villes.
Mais, M DOLLET,
de grâce, ne faites pas d'amalgame entre les expressions démocratiques associatives que vous transformez en groupuscules... et cette affaire !
Ne vous plaigniez pas d'une vie démocratique animée par les citoyens
ou alors rejoignez vite la démocratie populaire de Corée du Nord, vivifiante patrie où heureusement les citoyens ne viennent pas déranger les dirigeants politiques !
Et surtout ne laissez pas entendre que les associations citoyennes qui s'expriment tuent la démocratie puisqu'aujourd'hui, elles font partie de la démocratie...
En l'espèce ce serait plutôt la Justice qui fait peser une lourde responsabilité sur les Maires...Vous n'iriez pas jusqu'à dire que la Justice tue la démocratie ?

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Les Vaîtes ! tout n'est pas règlé !

30 Octobre 2008, 18:31pm

Publié par association les vaites

document non contractuel présenté par la mairie
L'Est Républicain du 28 octobre, sous la plume de Christophe DOLLET, souligne que la Mairie a organisé 7 réunions publiques.

L'association des Vaîtes a maintes fois déploré le manque de dialogue et un dialogue difficile avec la Mairie.
Et sauf erreur de notre part, nous n'avons compté que 5 réunions publiques en 3 ans. (sept. et 6 déc. 2005 - 4 nov. 2006 - 10 oct. 2007 et 27 oct 2008).

Dans le même article, le directeur de la rédaction de l'Est Républicain souffle sur les braises en laissant entendre que JLF a réussi à faire passer l'idée de 1500 à 2000 logements sans réaction de notre part...
Le journaliste serait-il pyromane ?
Dans le cas où cela aurait échappé à certains, nous rappelons que Jean Louis FOUSSERET est le Maire de Besançon. A ce titre il est le décideur. JLF ne s'est pas privé d'insister en nous faisant remarquer cela plusieurs fois lors de la réunion au petit kursaal...
Sa réponse montre simplement que JLF ne tient pas compte de nos nombreuses protestations et argumentations sur le sujet.
La décision lui revient. Nous disons simplement qu'il assumera également la responsabilité morale du constat qui sera fait ici, comme cela peut-être fait aujourd'hui à Planoise.
Là où on concentre les hommes, on crée des tensions qui peuvent aller jusqu'à la crise d'un quartier.

Quand, lors de la réunion, Guy MOUROT et Eric DACLIN font le constat que l'architecte F GRETHER a fait un important travail avec un esprit plein de bonnes intentions. Sa passion pour ce dossier est flagrante.
Notre honnêteté intellectuelle nous conduit naturellement à saluer son travail ainsi que les grandes idées directrices de son projet.
Nous répétons à la mairie depuis 2 ans que nous souhaitons participer au projet. Ce n'est pas en tirant à boulets rouges que nous romprons la glace de la méfiance... Voilà pourquoi nous n'avons pas bondi pour la nième fois à l'annonce de JLF de réaliser 1500 à 2000 logements. JLF connait notre point de vue, nous dénonçons les dangers de concentrer les logements et les hommes. On n'a déjà pas souvent l'occasion de se rencontrer, c'est pourquoi nous avons choisi de ne pas rabacher ce qu'il connait, mais plutôt d'ouvrir le débat sur d'autres thèmes : "ne faites pas les formes architecturales cubiques et tristes de Fribourg ! " Nous avons des idées, l'association sera très vigilante sur la qualité architecturale et vous avez noté que le maire acceptait d'étudier nos propositions.

Par rapport au projet qui nous a été présenté, il reste un autre point à régler : les maraîchers ne veulent pas déménager...
Et dernier point qui nous semble très important à règler rapidement, il y a des anciens maraîchers âgés qui aimeraient pouvoir vendre leur terrain. Ils sont restés sur l'inquiétude qui a suivi l'annonce du prix à 3.81€/m2 ; on les fait mourir d'inquiétude en les laissant dans ce sentiment qu'ils vont être dépouillés de leur seul bien.
Il faut sortir de cette situation ! L'un d'eux a d'ailleurs parlé de "respect"...

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Réunion publique 27 oct. 2008

29 Octobre 2008, 12:09pm

Publié par Association ls Vaîtes


document non contractuel présenté par la mairie


- "Ce n'est pas un prix qu'on vous demande ! c'est d'être respectés en tant qu'individus" s'exclamait un ancien maraîcher !
- "L'association a insufflé un esprit de respect et d'humanisme à la Mairie et aux adjoints" déclamait un habitant du quartier
- "Vous avez parlé d'écologie, panneaux solaires... mais les vrais écologistes ce sont les horticulteurs, les jardiniers qui habitent le quartier ! Il faut les écouter" affirmait avec force un infirmier exerçant à proximité du quartier.

Quand on donne la parole à la population, elle renvoie parfois un difficile reflet !

Pourtant ces propos ne sont pas l'unique reflet de cette réunion.
D'un côté de la scène les politiques, Jean Louis FOUSSERET, Michel LOYAT, Eric ALAUZET et Nicole WEINMAN ; de l'autre les techniciens François GRETHER, l'architecte, Alain BOURNAREL, l'écologiste et Francis CREWS, l'architecte paysagiste.
Aux commandes, JLF qui introduit brièvement la soirée :"vous pourriez me dire : vous avez attendu longtemps pour faire cette réunion ! [depuis la dernière réunion du 10 oct. 2007] Mais vous avez remarqué qu'entre les deux, il y a eu les élections municipales..."
"La fin du projet des Vaîtes ! Ce sera dans une quinzaine d'années ! Les réalisations s'étaleront sur 5-10-15 ans".
Pragmatique, il annonce "avec la crise économique, il est possible que cela ralentisse".
Ambitieux, il s'exclame : "le quartier des Vaîtes sera un quartier exemplaire et qui participe à la reconnaissance de Besançon au niveau national !"

François GRETHER a ensuite exposé le travail qu'il a conduit. Il a su présenter de nombreux plans et les commenter en tenant en haleine l'assemblée d'environ 200 personnes.
Il passe rapidement sur 10 grands principes écologiques définissant sa vision d'un éco-quartier.
Il montre qu'il prévoit de faire la part belle à la nature, à la verdure ; seuls 14ha sur les 39ha du secteur seront recouverts par les logements de l'éco-quartier.
"Combien ?" demande Eric DACLIN à JLF : "on peut donner une fourchette entre 1500 et 2000 logements".
Ne nous en cachons pas, cela fait une densité forte sur les 14ha.
A l'attention de Christophe DOLLET qui écrit dans l'Est Républicain d'aujourd'hui que cette forte densité est passée comme une lettre à la poste, nous répondons que nous ne sommes pas encore proches du gatisme. La mairie connait notre point de vue à ce sujet, est-il encore besoin ? Est-il vraiment productif de chercher un affrontement sur ce sujet dont nous avons déjà débattu ? Nous avons préféré que le débat soit ouvert sur d'autres sujets.
"Vous faites beaucoup allusion à Fribourg, j'espère que vous ne prendrez pas modèle sur les formes de son urbanisme !" insiste Guy MOUROT. JLF lui répond : "Modèle... pourquoi ? Non... Ce qui s'est fait à Fribourg est intéressant au niveau de l'énergie ; pas forcément au niveau de l'architecture !".
Il est vrai que Guy MOUROT va apporter une contribution intéressante de notre association : il est allé voir ce qui a été réalisé au Plessis Robinson. Cette ville a obtenu un prix européen d'architecture pour la diversité de ses formes harmonieuses d'urbanisme. Nous publierons prochainement des photos illustrant ce propos.

documents non contractuels présentés par la mairie


François GRETHER a montré des illustrations de ce que pourraient être certains ilots du quartiers.
Etude montrant l'orientation des bâtiments par rapport aux sens de circulation des vents dominants, ombres portées par les immeubles, vue de haut, vue de travers... Des détails qui illustrent le travail de fond réalisé par l'architecte.


Un coeur de quartier situé près de la rue Schweitzer, une maison de retraite, "une école si cela est nécessaire", précise JLF.
Oui M FOUSSERET, c'est nécessaire rapidement ! La vieille école "Vaîtes sud" ne pourra accueillir les enfants des 1500 à 2000 foyers. Qui plus est, le bâtiment préfabriqué des maternelles a plus de 38 ans (un record pour un préfa...). Il est à la limite d'être insalubre et les odeurs d'humidité ne sont pas acceptables.

"0,8 à 1 place de parking (par appart) sous les immeubles et le reste de parkings en silos de 1-2-3-4 étages, qui peuvent être végétalisés" annonce JLF. 
"le stationnement des personnes est remonté aux Chaprais, il ne faudrait pas que demain le stationnement de ceux qui se rendent au centre ville, remonte aux Vaîtes" avertit un jeune père habitant à proximité du quartier.

A l'annonce d'un déplacement des maraîchers, Chantal JOBARD (productrice des plus beaux chrysanthèmes de Besançon avec Patrick BOICHARD !) tempête. "Non, ce n'est pas possible, l'orientation du soleil n'est pas favorable sur ces terrains !"
François GRETHER argumente et voyant qu'il ne pourra convaincre ce soir, il propose de rencontrer les maraîchers. Proposition appuyée par JLF.

"Vous avez une question sur le bout des lèvres M MOUROT. Je sens que vous avez envie de me demander quel sera le prix [proposé pour les terrains des Vaîtes] !" s'exclame JLF. "Je ne peux pas vous le dire aujourd'hui. Il faudra faire une ZAC. Il faudra faire un bilan de ZAC et après on pourra vous dire combien ça vaut". (ZAC = zone d'aménagement concerté)

Guy MOUROT et Eric DACLIN ont tous deux reconnu la qualité du travail de l'équipe GRETHER... "et du personnel municipal de la Ville" s'empresse d'ajouter JLF.
Les 2 dirigeants associatifs ont exprimé un point de vue personnel, Guy MOUROT insista sur la nécessité de consulter leur base pour recueillir le ressenti de la population du quartier.

François GRETHER conclut : "nous aurons réussi quand les habitants du quartier se seront appropriés et auront fait leur, le projet d'urbanisation des Vaîtes". Eric DACLIN lui répond aussitôt : "banco, mais associez-nous réellement, ne vous contentez pas seulement de nous présenter, écoutez la population. Nous savons bien qu'au final le choix appartiendra aux Elus". (RDV fut d'ailleurs pris dès la fin de la réunion).


Tout n'est pas règlé par cette présentation des grandes orientations d'aménagement du quartier. Outre les points que nous avons évoqués, l'attente est très forte vis à vis de la mairie de l'annonce d'une fourchette de prix qui démente le catastrophique 3,81€/m2.
Il reste également à définir la densité de logements dans l'éco-quartier. Nous renouvelons notre mise en garde : "attention à ne pas trop concentrer, pas trop serrer les logements !".
Il reste aussi à définir les formes architecturales voulues pour les constructions, uniformité ou diversité. Hauteur, couleurs et intégration dans le paysage.
L'association a des idées et elle espère pouvoir être entendue.


document non contractuel présenté par la mairie









Jean Philippe ALLENBACH a posé la 1ère question et la dernière. En contestant les prévisions de croissance démographiques que la Mairie a inscrit dans le PLU (plan local d'urbanisme). "Dès lors que la croissance de la population sera plus faible, pourquoi persister à construire autant de logements".
Le Maire n'apprécie pas vraiment les propos du trublion du paysage politique bisontin...C'est le moins qu'on puisse dire...

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Le tram... combien ça coûte ?

25 Octobre 2008, 11:40am

Publié par Association les Vaîtes

Tramway sur pneu de Clermont Ferrand

Les principaux dirigeants politiques bisontins sont tous d'accord sur l'idée de réaliser un transport en commun en site propre. Lorsqu'on arrive aux modalités plus pratiques, cette belle unanimité s'effrite.
S'il n'est pas réaliste pour un homme politique de critiquer un transport en commun écologique et réellement propre; il peut légitimement apporter des réserves à propos de certains aspects pratiques du TCSP ou des données plus globales, tel le coût.

Avoir des projets ; c'est bien ! Encore faut-il en avoir les moyens...
Mais encore faut-il qu'ils soient viables financièrement.

Actuellement aucune agglomération de la taille de Besançon, aucune agglomération (unité urbaine) de moins de 200.000 habitants ne dispose d'un réseau de tramway, la dernière étant celle du Mans qui comptait 188.000 habitants en 1999. Besançon, avec 176.000 habitants, serait donc la plus petite agglomération de France à se doter d'un tramway. Mais pour arriver à 176 000 habitants, la CAGB a regroupé 59 communes, nous sommes la plus grande agglo de France par le nombre de communes. Cet élément conjugué à la superficie de 432 km2 (65 km2 pour la ville de Besançon – 116 100 hab.) devient un handicap lorsqu'il s'agit de rentabiliser un réseau de tramway.
Cette superficie est à comparer à celle de la Communauté urbaine du Mans 160 km2 (52 km2 pour la ville du Mans- 144 500 hab.)

Tramway sur pneu de Nancy

La question la plus épineuse concerne donc le coût de cet équipement. Le tramway de Mulhouse, inauguré en 2006, nécessite par exemple un investissement de 340,2 millions d’euros pour 19,7 kilomètres de lignes. Au Mans, qui a inauguré ses 15,4 premiers kilomètres en 2007, il en a couté 302 millions d'euros, dont 274 millions à la charge de la communauté d'agglomération. A Valenciennes, c'est 312 millions d'euros pour les 18,3 kilomètres. 
A Besançon, si on construisait 18 km de ligne tram-fer reliant Planoise au centre-ville et à la gare et allant ensuite vers l'est de la ville, l'enveloppe financière risque également d'approcher les 300 millions d'euros. La topographie et la morphologie de la ville posent d'ailleurs des contraintes techniques plus élevées qu'à Mulhouse ou Valenciennes. L'enveloppe prévue à Besançon pour le TCSP est de 180 à 300 millions d'euros, on est donc loin du compte... 
        

 Tramway de Strasbourg

Or, sous le gouvernement Raffarin, l'Etat qui finançait 30% des TCSP a décidé de ne plus rien payer.
Aujourd'hui la CAGB voudrait déposer son projet avant le 1er décembre, car JL FOUSSERET pense que JL BORLOO tiendra les engagements qu'il a pris lors du Grenelle de l'environnement et qui consistent à subventionner à hauteur de 25% les projets de TCSP.
Ce serait une bonne chose, mais nous pensons que ce n'est pas gagné d'avance.  JL FOUSSERET a concédé que sur les 4 milliards d'€ annoncés, on ne parle plus que de 2 M€ et que cette aide pourrait prendre la forme d'une bonification d'intérêts.
La différence entre une subvention en cash et une bonification d'intérêts sur 30 ans c'est aussi de voir le risque qu'un autre gouvernement arrête un jour de verser cette bonification.

La question du coût :
Qu'est-ce qui compose le prix d'un tramway ?
Au Havre, le montant global du projet de tramway sur 12.7 km s'élève à 260 millions d'Euros HT (20.5 M€/km). De cette somme, 50% seront consacrés au matériel roulant (rames de tramway), plate-forme de guidage, signalisation ferroviaires, 17% aux stations et aux aménagements de voirie et espaces verts, 11% pour un tunnel, 23% pour les études et dépenses diverses.

Analyse comparative de 11 réalisations de tramway en France[2]
Lieu Date de mise
en service
Km de ligne Coût au Km
en million d'€uros
Investissement
en millions d'€uros
Mulhouse
(lignes E/O, N/S)
2005 12,2 20,33 248,00
Orléans
(ligne A)
2000 18,5 20,95 387,63
Le Mans
(ligne 1)
2007 15,4 21,56 332,00
Reims
(ligne A)
2007 10,5 27,48 288,54
Montpellier
(ligne 1)
2000 15,2 29,71 451,62
Bordeaux
(phase 1)
2003 24,3 30,5 736,16
Valenciennes
(ligne 1)
2006 9,4 30,19 283,83
Bordeaux
(phase 2)
2007 19,5 30,62 597,06
Paris
(T3)
2006 7,9 31,25 214,11
Marseille
(ligne 1)
2007 11,1 36,21 401,96
Nice
(ligne 1)
2007 8,8 38,97 342,94

En face du coût, quelles sont les ressources et notamment le potentiel de voyageurs ?
Le directeur du projet de tramway de Clermont Ferrand, Frédéric Martzloff, recruté en septembre dernier par la CAGB précise : "Clermont dispose de 14 km de tram sur une seule ligne, dont 10 km mis en service en novembre 2006 et les 4 derniers en septembre 2007. C'est un vrai succès. Il a été dimensionné pour 55 000 voyageurs-jour, et on y est déjà."
Clermont-Ferrand est plus peuplée que Besançon : 116 000 pour la ville (versus 116 100 ici), 240 000 avec son agglo (versus 175 000 pour la CSGB).
Sa topographie est plus facile mais là-bas le tram (sur pneus) circule de 5h à 1h, avec une rame toutes les 6 minutes aux heures de pointe. A Besançon, l'objectif est de transporter 40 000 voyageurs par jour. Ce qui ne parait pas irréaliste.

Alors au delà de considérations budgétaires sur les bases actuelles, le fait d'envisager dès aujourd'hui un tram n'est-ce pas une anticipation audacieuse de l'avenir ?
Si le prix des carburants continue à augmenter, le besoin de transports en commun efficaces et rapides deviendra une préoccupation majeure. Et ce qui n'est pas rentable aujourd'hui pourrait le devenir demain (ou plutôt après-après demain).

Nous ne sommes pas contre l'idée en elle-même. Mais nous aimerions pouvoir participer réellement à la concertation, être entendus et avoir la possibilité de voir les budgets détaillés. Cela sera-t-il possible alors que Besançon sera la seule ville du monde à décider du choix de son tram en moins de 2 mois ? (oct-nov 2008)

Ce projet est très audacieux : le tram de Besançon serait construit sur la plus petite agglo par le nombre d'habitants et sur la plus grande par le nombre de communes avec une taille étendue.

Mal géré, il peut plomber les finances locales et la crédibilité de toute l'équipe municipale.
Mais bien géré, ce peut-être une réussite consacrant les qualités de visionnaire d'un maire.
Le pari est risqué.

Comment sera-t-il financé ? Par l'augmentation de la taxe "versement transport" sur la CAGB ?
Actuellement de 1.3% (en fait 1.05% sont utilisés) de la masse salariale (des entreprises de + de 9 salariés soit 15 M€ ) et qui pourrait être portée à 1.8% (soit 28.35 M€). A condition que des entreprises de l'agglo ne disparaissent pas...
La différence entre les sommes déjà utilisées et 28.35 M€ représente environ 13 M€. Or il faudrait env. 18 M€/an pour rembourser 255 M€ et plus de 21 M€/an pour rembourser 300 M€ sur 30 ans.
Cette ressource semble donc manifestement insuffisante.
Faudra-t-il une augmentation des impôts et taxes foncières pour trouver la différence ?
Augmenter la pression fiscale, n'est-ce pas prendre le risque de faire fuir les entreprises et les habitants ?
Et ce ne sont pas les usagers du tram qui pourront assumer la différence (5 à 8 M€/an). Ce n'est pas la contribution des voyageurs (env. 20% du prix du ticket pour l'amortissement) qui fera la différence. Nous estimons la contribution des voyageurs à moins d' 1M€ /an (si le réseau n'est pas déficitaire...). 

JLF a précisé que la fourchette annoncé pour le coût allait de 180 M€ à env. 300 M€. Mais il a ajouté, à juste titre, qu'il fallait se rendre à l'évidence, "le coût sera plus proche de 180 M€ car on ne peut pas faire n'importe quoi". (comprenez la CAGB n'a pas les moyens de rembourser un prêt de 300 M€).

Une certitude, il n'y a pas de marge d'erreur, pas de marge de dérapage du budget, surtout en cette période de crise économique.
Nous émettons des réserves relativement au coût et à la prudence budgétaire qui devra être la règle.
Et n'oublions pas que le TCSP c'est aussi l'opportunité de prendre un peu de hauteur et d'avoir une vision globale des transports sur l'agglo. Une vision globale des transports entre les lieux d'habitation et les lieux de travail, les entreprises, les lycées, les facs, les commerces, le centre ville. Une vision globale de l'interconnexion des transports bus-tram-train-tgv. Et pour réussir cette vision, il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ! Il est essentiel de garder les moyens de financer les aménagements nécessités par cette vision globale.

(Rappelons que le budget TCSP de Besançon est actuellement estimé entre 180 et à 300 M€)
Nous avons comparé ci-dessus les projets du Mans et de Besançon.
Sur le plan financier, en 2007, le budget de la ville du Mans s'élève à 170 M€ (dette de 30 millions d'€) et 487 M€ pour le Mans Métropole.
Comparativement, le budget de Besançon : 196 millions d'Euros (hors budget annexes) et 131 millions d'Euros pour la CAGB. L'encours de la dette : Besançon  : 104 millions d'Euros au 1er janvier 2007).

 
Tramway de Lyon

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Habitants du quartier ! Mobilisez-vous !

17 Octobre 2008, 05:50am

Publié par Association les Vaîtes

                                                                                            
Habitants du quartier ! Mobilisez-vous !
 
Lund
i 27 octobre 2008 à 20h30
 
Réunion d'information au petit kursaal 

VENEZ NOMBREUX ! 

La mairie va-t-elle enfin nous présenter son projet ?
Après 3 longues années et alors que la dernière      
réunion publique remonte à plus d'un an... 

VENEZ FAIRE ENTENDRE VOTRE VOIX
           
                                                                                              

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Communiqué de presse

15 Octobre 2008, 21:28pm

Publié par Association les Vaîtes

Nous publions ce communiqué de presse du Mouvement Franche Comté, présidé par Jean Philippe ALLENBACH.






























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1ère réunion TCSP lundi 13 octobre à Micropolis

14 Octobre 2008, 16:12pm

Publié par Eric DACLIN


La foule était présente pour la 1ère réunion autour du transport en commun en site propre ! Environ 450 personnes !
Certes il y avait beaucoup d'Elus municipaux, mais aussi des représentants d'associations locales et des habitants de Besançon ou des villages de l'agglo.
Après une présentation suffisamment complète sans être longue par JL FOUSSERET, Gabriel BAULIEU sur les aspects budgétaires et M ROY sur les aspects plus techniques, la parole était donnée à la salle pour des questions.
JL FOUSSERET a rappelé qu'un "TCSP n'est pas un transport en commun balayé tous les matins" , c'est un transport sur une voie réservée dans le but de gagner quelques km/h de vitesse commerciale. "Quand on perd 1km/h de vitesse commerciale à  cause des encombrements de circulation, cela coûte + de bus, + de personnel (chaque km/h perdu coûte env. 700 000 € )".
Augmenter la vitesse commerciale c'est aussi rendre le transport en commun plus attractif ; plus de 3/4h pour aller des Vaîtes à l'hôpital Jean Minjoz aux heures de faible circulation, n'est-ce pas au contraire dissuasif ?
Voilà un des enjeux du TCSP.
Développer un réseau de transport en commun efficace et moins cher que la voiture pour les utilisateurs, mais aussi éviter l'engorgement de la circulation en ville.

Il a précisé aussi que toutes les options sont ouvertes entre un tramway sur rail (en montrant des exemples dans d'autres villes), un tramway sur pneus (comme à Clermont Ferrand) et un bus à haut niveau de service. Il a aussi montré
le tramway de Douai.

JL FOUSSERET a précisé que le niveau de qualité du TCSP était supérieur à un réseau de bus, la fréquence irait jusqu'à 5mn aux heures de pointes. L'amplitude pourrait être de 5h30 à 1h00 du matin. La capacité des bus articulés est actuellement de 100 passagers ; on passerait à 150 à 200 voyageurs par rame.
L'objectif est de 35 à 40 000 voyageurs par jour soit +30% par rapport à aujourd'hui.

Il a ensuite détaillé le
tracé envisagé pour le TCSP avec plusieurs variantes.

 
Combien ça coûte ?

Gabriel BAULIEU (vice président de la CAGB) nous a précisé que le financement serait principalement assuré par le versement transport. (les adhérents de l'association qui viennent de recevoir le "petit journal des Vaîtes" auront compris ce qu'est le VT). Il s'agit de la contribution des entreprises de la CAGB qui comptent + de 9 salariés à hauteur de 1.30% de la masse salariale.
La CAGB prévoit de porter le taux à 1.8%.

JL FOUSSERET a rappelé que le TCSP ne sera pas financé par une augmentation des impôts (hormis le taux du Versement Transport).
Il a aussi précisé que la fourchette annoncé pour le coût allait de 180 M€ à env. 300 M€. Mais qu'il fallait se rendre à l'évidence, "le coût sera plus proche de 180 M€ car on ne peut pas faire n'importe quoi". (comprenez la CAGB n'a pas les moyens de rembourser un prêt de 300 M€).
Le porte parole de l'association - Eric DACLIN- est intervenu à ce sujet pour préciser que nos points de vue peuvent être en phase et que JL FOUSSERET a raison de souligner cela.
Nous rappelons dans le "petit journal des Vaîtes" actuellement distribué à nos adhérents, qu'il faut plus de 21 m€/an pour rembourser 300 M€ sur 30 ans. Or le passage du Versement transport de 1.05% à 1.8% (15M€ à 28.35M€ ) ne rapportera qu'env. 13 M€. Et ce n'est pas la contribution des voyageurs (env. 20% du prix du ticket pour l'amortissement) qui fera la différence. Nous estimons la contribution des voyageurs à moins d' 1M€ /an (si le réseau n'est pas déficitaire...). 

Nous avons calculé qu'un remboursement de 200 M€ sur 30 ans c'est plus de 14 M€/an. La limite est donc bien là comme le souligne JL FOUSSERET.
La CAGB voudrait déposer son projet avant le 1er décembre, car JL FOUSSERET pense que JL BORLOO tiendra les engagements qu'il a pris lors du Grenelle de l'environnement et qui consistent à subventionner à hauteur de 25% les projets de TCSP.
Ce serait une bonne chose, mais nous pensons que ce n'est pas gagné d'avance.  JL FOUSSERET a concédé que sur les 4 milliards d'€ annoncés, on ne parle plus que de 2 M€ et que cette aide pourrait prendre la forme d'une bonification d'intérêts.
La différence entre une subvention en cash et une bonification d'intérêts sur 30 ans c'est aussi de voir le risque qu'un autre gouvernement arrête un jour de verser cette bonification.

"Ne pas compter les oeufs au c... de la poule !"

Dans notre quartier paysan, nous n'avons pas pour habitude de "compter pas les oeufs au c... de la poule".
La subvention de l'Etat pour le TCSP sera un plus, mais il importe de prévoir une position de repli dans le cas où la CAGB obtiendrait moins ou même rien du tout. D'autant plus que les ministres JL BORLOO et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ont montré un certain savoir-faire à lancer de grandes annonces rapidement démenties... La prudence n'impose-t-elle pas de ne pas prendre au pied de la lettre leurs promesses de subventions du TCSP...

Or le budget de 200 M€ correspond plus à un tramway de type tramway de Douai qu'à un tramway sur rail comme à Mulhouse ou tramway sur pneus (Michelin) comme à Clermont-Ferrand.
Ceci n'est qu'un constat de notre part, pas un choix militant, entendons-nous bien.
M François JEANNIN -président de la Fédération nationale des usagers des transports en commun- est intervenu en défendant un tramway sur rail. Ceci présente effectivement des avantages -durée de vie des matériels, compatibilité tram-train. Mais aussi des inconvénients : des fils électriques au dessus des rues.
Aujourd'hui, (et c'est encore JL FOUSSERET qui l'a rappelé) on peut envisager des tramways sur pneus avec d'autres modes de propulsion plus écologiques comme la pile à combustible.

Un syndicaliste a demandé s'il pourrait toujours manifester avec un TCSP passant au centre ville.
Plusieurs questions intéressantes ont été posées par des ouvriers sur l'adaptation du transport en commun aux horaires d'usine en 2x8.
JL FOUSSERET a tenté de rassurer une mère de famille de Montrapon : oui elle pourra toujours se rendre au centre ville, les bus Ginko continueront à circuler et seront des relais avec le TCSP.

Nous avons demandé des précisions sur le nouveau tracé auquel la CAGB faisait allusion. Il s'agit du tracé que nous avons décrit dans un
article paru précédemment.


Nous attirons l'attention des habitants du quartier sur ces nouvelles variantes de tracé, alors que la Mairie a procédé l'an dernier à des acquisitions de 3 maisons situées dans le haut de la rue Anne Frank pour permettre le passage du TCSP. Elle a d'ailleurs procédé à la démolition de 2 maisons en mai 2008. 
Alors pourquoi annoncer subitement et sans concertation avec nous, aujourd'hui un éventuel changement de tracé ? 
Entendons-nous bien, nous n'avons pas d'avis préconçu, favorable ou non à ce tracé. Nous aurions simplement aimé que la Mairie nous en parle dans le cadre de la concertation dont nous commençons à nous demander si elle existe réellement.
Il est important que la population du quartier soit informée de cela et puisse s'exprimer.


Un article consensuel ?

Certains trouveront cet article étonnament consensuel. Précisons, s'il est besoin de le rappeler, que l'association des Vaîtes n'est pas une "association de défense", encore moins une opposition politique. Nous sommes prêts à travailler AVEC la Mairie et à saluer les initiatives intéressantes et positives pour la Ville.

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1ère réunion TCSP lundi 13 oct

14 Octobre 2008, 00:25am

Publié par Eric DACLIN

JL FOUSSERET et ses adjoints de la Communauté d'agglo du grand Besançon, ont organisé lundi 13 octobre à Micropolis la 1ère réunion consacrée au Transport en commun en site propre.
Nous reviendrons dans un article en cours de validation par notre comité de rédaction, sur cette soirée.
Présentation claire et concise. Clarté dans les propos et véritables échanges avec les participants présents dans la salle.
Et si c'était cela une vraie réunion de concertation ?

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Le petit journal des Vaîtes octobre 2008.

6 Octobre 2008, 21:48pm

Publié par Association les Vaîtes



Les adhérents de l'association les Vaîtes vont recevoir avant à la fin de cette semaine le 9ème exemplaire du "petit journal des Vaîtes".

Nous relayerons certains aspects du journal, mais bien sûr comme d'habitude, nous laissons la primeur de l'info à la "presse écrite" et les lecteurs du blog seront bien inspirés d'adhérer à l'association pour avoir la primeur et la totalité de ces 10 pages de news...
Le petit journal comprendra également le dernier article de fond traitant du "coût du tramway" qui intéresse beaucoup de monde en ce moment, vu le nombre d'appels téléphoniques que nous recevons en ce moment à ce sujet.

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