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lesvaites.com  : défendre le quartier des Vaîtes contre la bétonisation ! La mairie veut construire 1150 logements et détruire l'habitat d'espèces animales protégées !

Un peu de technique : les zones du PLU !

10 Avril 2006, 13:50pm

Publié par éric daclin

Le Plan Local d'Urbanisme doit remplacer l'ancien Plan d'Occupation des Sols.

Mais qu'est-ce que comporte un PLU ? Pour ceux qui veulent aller à l'essentiel, nous avons mis en petits caractères ce qui nous concerne moins. Pour ceux qui veulent une info exaustive, nous avons mis une info complète.

Le contenu du P.L.U
Les orientations d'aménagement et de développement sont inscrites dans les différentes pièces du PLU.


1) LE RAPPORT DE PRESENTATION
Il expose le diagnostic et précise les besoins en matière de développement économique d'aménagement de l'espace : d'environnement, d'habitat, etc..

- analyse l'état initial de l'environnement,
- explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durable,
- explique et justifie les dispositions réglementaires,
- évalue les incidences de la mise en oeuvre des orientations du plan sur l'environnement.


2) PROJET D'AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
Art R 123.3 : le PADD définit, dans le respect des objectifs et des principes énoncés aux articles L.110 et L.121.1, les orientations d'urbanisme et d'aménagement retenus par la commune, notamment en vue de :
- favoriser le renouvellement urbain,
- préserver la qualité architecturale,
- préserver la qualité environnementale.

Au regard des prévisions économiques et démographiques, il faut répertorier les besoins en matière de :
- développement économique,
- d'aménagement de l'espace,
- d'environnement,
- d'équilibre social,
- d'habitat,
- de transport,
- d'équipements
- de services.

Il faut dégager un consensus sur le devenir du territoire.

Le PADD doit :
- être un guide des évolutions de l'espace et de développement local,
- un document ouvert, outil de dialogue entre les usagers et les responsables publics,
- permettre une vision stratégique, globale et cohérente du territoire communal.

C'est avant tout à la commune, représentée par l'équipe municipale, de dresser les grandes lignes de son projet communal.
Le projet d'aménagement et de développement durable englobe une multitude de projets communaux.

Facultativement, il peut préciser :
- les actions et opérations d'aménagement à mettre en oeuvre pour le traitement des espaces et voies publiques ainsi que des ouvrages publics,
- les mesures envisagées pour la préservation des paysages,
- les conditions d'aménagement des entrées de villes,
- les mesures de nature à préserver, développer ou créer les centres-villes,
- etc...


3) LE REGLEMENT
Il délimite les différentes zones et fixe les règles qui s'y appliquent. Ces règles ne sont pas uniformes, elles varient d'une zone à l'autre car la commune est un milieu différencié : les divers sites urbains ou naturels ne sont pas soumis aux mêmes dispositions.

Le règlement écrit
A chaque zone du PLU correspond un règlement qui peut contenir jusqu'à 14 articles. Il répond à 3 questions :

- QUOI ? : Quels types de constructions et installations peuvent être édifiés dans la zone ? articles 1 et 2,

- COMMENT ? : Quelles sont les conditions à respecter pour la construction ? (hauteur, implantation, aspect extérieur?) articles 3 à 13,

- COMBIEN ? : Quelle surface de plancher est-il possible de réaliser sur un terrain donné ? article 14.

Les plans du règlement
Ils permettent de localiser les règles et dispositions du PLU qui ont un effet juridique sur les terrains :
- les limites des différentes zones,
- les espaces boisés classés à protéger,
- les secteurs protégés en raison de risques naturels ou de nuisances,
- les secteurs protégés en raison de la richesse du sol ou du sous-sol,
- les emplacements réservés aux voies et ouvrages publics, aux installations d'intérêt général et aux espaces verts.


4) LES ANNEXES

Elles indiquent, à titre d'information, sur un ou plusieurs documents graphiques : l'ensemble des réglementations qui peuvent avoir un effet sur l'utilisation des sols.

- les servitudes d'utilité publique par exemple : lignes électriques, gazoducs, monuments historiques, captage d'eau potable, zones inondables,
- les zones d'aménagement concerté,
- les périmètres de droit de préemption,
- les périmètres des programmes d'aménagement d'ensemble,
- les périmètres de zones spéciales de recherches et d'exploitation de carrières,
- les secteurs de nuisance acoustique au voisinage des infrastructures de transports terrestres,
- le plan d'exposition au bruit des aérodromes,
- les actes instituant des zones de réglementation de publicité,
- etc...

Elles comprennent également les annexes sanitaires, qui prévoient les extensions et les renforcements des réseaux d'eau et d'assainissement rendus nécessaires par la mise en oeuvre du PLU, ainsi que les modalités d'élimination des déchets.

Le PLU comporte 4 types de zones :
- les zones urbaines : zones U
- les zones à urbaniser : zones AU
- les zones agricoles : zones A
- les zones naturelles et forestières : zones N


1) Les zones urbaines : « zones U »
Elles correspondent :
- aux secteurs déjà urbanisées,
- aux secteurs où les équipements publics (voirie, réseaux d'eau et d'assainissement), existants ou en cours de réalisation, ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter.


2) Les zones à urbaniser : « zones AU »
Elles correspondent aux secteurs généralement à caractère naturel, destinés à être urbanisés. C'est précisément l'essentiel de notre périmètre des Vaîtes !

Dans les zones AU, on peut distinguer les zones :
- IAU, ouverte à l'urbanisation,
- IIAU, réserve dont l'urbanisation est subordonnée à une modification ou révision du PLU.


3) Les zones agricoles : « zones A »
Elles correspondent aux secteurs à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles.

Ne peuvent y être autorisées que les constructions et installations nécessaires :
- à l'exploitation agricole,
- aux services publics ou d'intérêt collectif.


4) Les zones naturelles et forestières : « zones N »
Peuvent y être classés les secteurs à protéger en raison :
- soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages,
- soit de l'existence d'une exploitation forestière,
- soit de leur caractère d'espace naturel banal, sans qualité particulière.

Elles peuvent comporter des secteurs constructibles limités, avec des règles strictes d'insertion paysagère.

A chaque quartier ou à chaque espace distinct correspond une zone ou un secteur de zone délimité en fonction du caractère existant ou de l'évolution souhaitée. 
 

 

Nous vous rappelons qu'à chaque zone du PLU correspond un règlement qui peut contenir jusqu'à 14 articles. Il répond à 3 questions :

- QUOI ? : Quels types de constructions et installations peuvent être édifiés dans la zone ? articles 1 et 2,

- COMMENT ? : Quelles sont les conditions à respecter pour la construction ? (hauteur, implantation, aspect extérieur?) articles 3 à 13,

- COMBIEN ? : Quelle surface de plancher est-il possible de réaliser sur un terrain donné ? article 14.

Vous comprenez donc bien que la Mairie dispose avec le PLU d'un outil lui permettant de modeler le paysage de la Ville selon ses projets et ses ambitions en matière de qualité de la Ville (ou qualité de la Vie) ! C'est la raison pour laquelle nous demandons que soient définies clairement les zones que la Mairie n'entend pas urbaniser (le haut de la colline des Vaîtes), certaines zones en limite du périmètre, sur lesquelles sont déjà implantées des maisons que la mairie n'entend pas déconstruire (à classer en zone U avec une Shon et des préconisations de règlement adaptées à des maisons individuelles). 

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Dialogue avec le cabinet du Maire

10 Avril 2006, 13:02pm

Publié par éric daclin

Nous avons rencontré ce matin, MM BORNOT et GOVIGNAUX (Monsieur Vaîtes) pour évoquer un cas particulier (la maison PEUGEOT) et plus globalement le projet d'urbanisation des Vaîtes. Nous avons aussi pu échanger, très aimablement, avec M le Maire en le croisant.

Nous recommandons aux personnes habitant le quartier de prendre contact avec M Olivier GOVIGNAUX. Il s'est déjà rendu sur le terrain pour rencontrer les habitants -notamment vendredi certains habitants de la rue Anne Frank. Si vous êtes inquiet ; rien ne vaut le dialogue !  Nous avons pu vérifier que M GOVIGNAUX connait bien la situation et les projets du quartier. S'il n'est pas le décideur politique, il est un lien incontournable entre les habitants du quartier et les politiques, à qui il apportera des éléments précis ainsi qu'une synthèse. (coordonnées de M GOVIGNAUX : 03 81 87 84 87 : n'hésitez pas à le contacter !).

Nous sommes repartis un peu rassurés de cette réunion :

-ce n'est pas parce que des maisons sont situées dans le périmètre (future zone AU - comme zone à urbaniser) que ces maisons seront démolies. La mairie ne prévoit pas de démolir des maisons pour en reconstruire d'autres à leur place. Si des maisons étaient déconstruites ce serait pour réaliser la voirie, des équipements publics voire des immeubles. Cela sera défini en fonction de l'étude. Mi mai, les bureaux d'études remettront leurs propositions et la Mairie choisira le bureau d'études. En tout état de cause, la Mairie est consciente de la souffrance et de la perturbation qu'auraient à endurer les personnes qui devront quitter leur habitat. Elle fera tout pour préserver l'habitat existant et pour permettre aux personnes dont les maisons seront déconstruites, de reconstruire dans le quartier.

-Toute la zone du futur périmètre de la zone AU ne sera pas construite par des immeubles collectifs ; ils seront situés plus près de la voie principale. Les immeubles devraient aller décroissant pour aboutir vers des maisons individuelles.

-il n'est pas prévu de construire des immeubles en bordure des maisons individuelles ; ce serait plutôt un habitat individuel.

-Toute la zone AU (à urbaniser) ne sera pas forcément urbanisée... C'est un peu surprenant de prime abord... En fait le classement en zone AU serait un moyen d'éviter de laisser une totale liberté aux promoteurs sans scrupules. Et la Mairie entendrait nous protéger des tentations de vendre des terrains à des promoteurs qui pourraient proposer d'acheter des terrains constructibles à prix d'or pour y planter des immeubles trop hauts. Notre position sur ce point est que rien ne vaut la simplicité et la clarté ! Pourquoi classer à urbaniser une zone qu'on ne veut pas urbaniser ? la Mairie dispose, avec le PLU, des outils clairs de classement des zones soit en espace naturel (si on ne veut pas de construction) soit en en zone urbaine avec des règlementations spécifiques (hauteur, surface constructible). Les règles générales du projet seront définies à l'automne, on saura à peu près quel type de zone il y aura sur le secteur. La Mairie organisera des réunions sur le quartier par zone pour écouter les habitants et définir l'urbanisme de chaque zone du quartier. (voir l'article traitant des zones du PLU).

Ecoute et communication semblent être les clés pour faire avancer et faire accepter ce projet !

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RDV avec M le Maire

3 Avril 2006, 21:42pm

Publié par éric daclin

Non ! www.lesvaites.com n'est pas devenu une annexe de BVV ! Nous publions ce compte rendu officiel de notre réunion du 11 février qui a été rédigé par M BORNOT -Conseiller technique au cabinet du Maire (qui a une grande expérience dans le domaine du logement). Nous effectuons cette publication dans un esprit de transparence et d'ouverture au dialogue. Même si tout n'est pas règlé notamment en ce qui concerne le prix des terrains (inférieur à 50 € alors que nous les estimons aux environs de 150 € ). Et d'autre part en ce qui concerne la future densité de population et la limitation du nombre de maisons qui seront "déconstruites".

Vous noterez néanmoins que le ton a changé et que la Mairie affiche un ton d'ouverture au dialogue et d'écoute. Depuis février, nous avons pu constater que ce n'était pas du blabla ! Nous avons pu rencontrer récemment M LOYAT le 27 mars et M le Maire le 28 mars ; qui confirment cette position en acceptant des évolutions du projet en ce qui concerne les maisons qui pourraient être conservées ainsi que certaines limites du périmètre.

Nous sommes donc désormais dans une négociation, il y a encore beaucoup de points à évoquer. Désormais place au dialogue !

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RENCONTRE AVEC L’ASSOCIATION DES VAITES

 Samedi 11 février 2006 

Synthèse    

 

 La Ville se réjouit de l’amélioration des relations avec l’Association des Vaîtes et de la dissipation de plusieurs malentendus.  

 Rappel de l’échéancier du Plan Local d’Urbanisme

-         arrêt du projet de PLU en Conseil Municipal en mai 2006

-         début de l’enquête publique en septembre 2006

-         approbation du PLU en Conseil Municipal fin 2006 – début 2007

Le PLU est alors opposable à tous. 

 

Le Maire a fait le point sur les réunions qui se sont tenues depuis la dernière réunion du 17 octobre avec l’Association, 

-         maraîchers et leurs organisations professionnelles

-         propriétaires de maisons sorties de la zone à urbaniser (par groupe ou individuellement)

-         propriétaires de maisons se trouvant sur l’emprise de la servitude de la voirie principale

-         réunion publique du 6 décembre 2005

-         réunion du 2 février 2006 avec les propriétaires 

 

Il convient d’ajouter les nombreuses rencontres individuelles organisées par M. LOYAT depuis juin 2005. 

Enfin, engagement d’un travail avec l’Administration des Domaines. 

 

LE POINT SUR LE DOSSIER  

Le périmètre 

Le dossier a évolué en fonction des premières analyses techniques internes

-         périmètre de la zone à urbaniser (ex abandon du rond point)

-        abandon de réservations et d’emprises (ex chemin de Brulefoin)

 

La voie centrale 

L’emprise foncière comprend : 

-         une voie à double sens 

-         2 voies de transports en commun 

-         2 voies piétons et vélos

-         des aménagements verts, notamment pour la gestion des eaux pluviales 

Les études

Il s’agit en fait d’une étude générale coordonnant plusieurs études spécialisées.

Durée totale : 2 ans environ

Sur la base du cahier des charges, l’appel d’offre est à ce jour lancé (23 mars) pour choisir le cabinet.

Le début de l’étude est prévu début septembre 2006 et son calendrier prévisionnel sera déterminé avec ce cabinet en septembre.

 

la participation de l’association et des habitants à l’étude et aux décisions 

La Ville informera l’association et les habitants et permettra à chacun de faire des suggestions lors des grandes étapes de l’étude (engagement, diagnostic, proposition de scénarii, étapes précédant les décisions).

Cette information concertation se fera sous différentes formes :

-         en réunion publique

-         en Conseil de Quartier (de Palente)

-         réunions avec l’association

-         réunions avec des catégories de personnes

-         individuellement

 

Le cahier des charges impose d’ailleurs la participation du cabinet à la restitution des études à la population.

La première réunion permettra au cabinet retenu d’exposer sa méthode de travail (septembre au plus tard). 

 

Rappel des objectifs des études 

C’est au cours des études que seront déterminés : 

-         les choix opérationnels (ZAC privée ou publique ..)

-         les grandes orientations environnementales du quartier

-         les voies de communication

-         les services

-         les activités maraîchères (nous examinons la possibilité d’une activité horticole)

-         le nombre de logements construits

-         les équipements

-         les espaces verts …

 

RAPPELS ET PRECISIONS 

 

M. le Maire a précisé plusieurs points abordés en réunions publiques, en réponse à des questions que l’Association a formulées à diverses occasions.

 

Le chiffre de 2 000 logements ne constitue qu’un potentiel approché par une étude préalable aux principes d’organisation et d’aménagement, dans le cadre du projet de PLU.

Leur nombre sera déterminé par les études en fonction du parti d’aménagement, des surfaces restantes après réalisation des équipements publics, des espaces verts, de la hauteur des immeubles (limitée comme chacun le sait maintenant), de la qualité environnementale et architecturale de l’ensemble du projet et des constructions ... 

 

Le Maire a affirmé qu’il sera inférieur à 2 000.  

 

Compte tenu des évolutions démographiques affectant toutes les catégories de population (vieillissement, moins de personnes par logement ...) la densité de celle-ci sera forcément inférieure à celle des quartiers anciens.

Les immeubles collectifs (hauteur limitée par le PLU) seront construits le plus loin possible des maisons riveraines.

Des hauteurs maximales (R + 3 ou 4) ont été évoquées. Le pari est de la limiter afin de limiter la densité, de préserver l’environnement et les riverains. 

 

Environ 50% de la surface du quartier sera affectée au logement individuel en bande ou isolé. 

 

Près de 20% des logements seront des logements HLM en petits immeubles de qualité (la hauteur en sera déterminée par l’étude).

Ces logements publics seront harmonieusement répartis et souvent intégrés dans des programmes de logements privés. 

 

Le pari est d’enterrer les parkings, les espaces extérieurs étant réservés aux espaces verts nombreux, et de qualité.

Toutes mesures seront prises lors de la conception du projet afin de limiter le stationnement en surface.

 

La Ville sera innovante et très ambitieuse en matière d’espaces verts, d’environnement, de mise en valeur du quartier et de son environnement.

Plusieurs innovations environnementales seront mises en oeuvre (parkings de surface non goudronnés, récupération des eaux de pluie ...)

La prise en compte de la situation des habitants des Vaites   

 

La Ville rappelle sa ferme volonté de prendre en compte toutes les difficultés des personnes qui possèdent des biens dans cette zone d’aménagement.

M. GOVIGNAUX, membre du Service Urbanisme et Habitat, sera en permanence à leur disposition.

 

Les maisons à acquérir 

Seules les maisons situées sur les espaces réservés aux voiries et aux équipements ou qui empêcheront la mise en œuvre du parti d’aménagement (programmes de logements ...) seront acquises.

S’agissant des maisons situées directement sur le tracé de la voie centrale, la décision d’acquisition serait prise avant la fin des études.

C’est au cours de l’étude que seront progressivement identifiées les autres maisons à acquérir.

Le maximum sera fait pour intégrer le plus de maisons existantes dans le quartier.

 

Le nombre total de maisons à acquérir est évalué actuellement à une dizaine. 

 

Des rencontres sont déjà engagées, collectivement ou individuellement, avec les personnes dont la maison sera sûrement acquise. 

 

Comme il l’a déjà été indiqué, la Ville prend plusieurs engagements : 

 

- obligation pour tous les aménageurs d’accorder une priorité à la reconstruction, à l’acquisition, à la location, dans le quartier, aux personnes dont la maison devra être acquise.

 - aide de la Ville à ces personnes, dans la recherche d’un logement selon leurs désirs et leurs besoins, s’ils ne souhaitent pas rester dans le nouveau quartier

- possibilité de demander l’acquisition immédiate pour les propriétaires dont la décision d’acquérir la maison peut être prise rapidement,

 - possibilité pour ces derniers d’y rester gratuitement le temps qu’il leur est nécessaire. 

 

Sur simple demande des propriétaires concernés, la Ville accomplira toutes les démarches utiles. 

 

Les conditions d’indemnisation des propriétaires 

Les maisons 

Toutes les maisons acquises seront indemnisées sur la base des estimations des domaines, lesquelles sont systématiquement alignées sur les prix du marché. 

 

les terrains

Le Maire rappelle qu’il estime l’indemnisation actuelle à 3,81 € très nettement insuffisante.

La valeur de l’ensemble des terrains sera déterminée, simultanément au déroulement de l’étude, en concertation avec les services des domaines, en  fonction du classement futur en zone à urbaniser, de la qualité du projet, de la présence d’équipements publics, de services (commerces, voiries, transports en commun …), d’espaces verts.

 

Il n’y aura aucune différence de valeur entre les terrains, en fonction de leur destination. 

 

Le montant précis sera déterminé à la fin des études, donc dans près de 2 années.

En l’état actuel, il n’est pas possible d’arrêter un prix d’achat du terrain.

Le Maire a précisé que de toute façon il ne sera pas de 50 €/m².

La collectivité doit en effet financer des acquisitions, des réseaux publics (eau, assainissement …), et certains espaces publics.

L’ensemble de la voie centrale n’entrera pas dans le bilan de l’opération, car financée de manière autonome.

La Ville de Besançon réaffirme néanmoins sa ferme volonté d’indemniser les propriétaires le mieux possible.

 

A l’inverse des maisons, l’estimation des terrains ne serait pas opportune car l’Administration des domaines serait contrainte de tenir compte de leur classement actuel.

Leur vente serait de toute façon actuellement impossible. 

 

S’agissant du droit des propriétaires de négocier ultérieurement eux-mêmes leurs biens sur certains secteurs, il sera défini en fonction des choix opérationnels (ZAC privée, ZAC publique  ...)

Il est actuellement prématuré d’en décider. 

                                       ______________________

  

Le Maire et ses adjoints reconnaissent le rôle de l’Association des Vaites.

Dans de cadre des modalités de concertation rappelées ci-dessus, ils réaffirment leur volonté de travailler avec elle dans un climat de transparence et de loyauté réciproques. 

 

A noter à cet égard que des représentants de l’Association sont en contact permanent avec les élus et les services de la Ville (fin mars 2006)    

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Les Vaîtes au forum interquartiers Besançon 2020

2 Avril 2006, 22:12pm

Publié par éric daclin

L'Est Républicain de dimanche 2 avril relate le déroulement de la réunion de mardi 28 mars sur Besançon 2020. Le journaliste titre "belle assistance" ! Gageons que ce qualificatif désigne la qualité de l'assistance plutôt que la quantité ! Quantité un peu décevante ! Une personne dans l'assemblée a relevé le manque de jeunes participants à cette réunion ; il est vrai qu'il est difficile d'intéresser les personnes en général le soir et sur un sujet d'avenir à long terme de 2020 ! Dommage ! La Mairie a pourtant fait ce qu'il faut : l'information était passée et en entrant dans la salle on ne pouvait qu'être impressionné par les moyens techniques et d'animation mis au service de ce show animé par Christophe JOLY.  Les bisontins pouvaient poser leurs questions à la quinzaine de participants présents sur la scène : soit oralement, soit en écrivant leur question sur des petits papiers et leurs questions s'affichaient ensuite sur un écran géant . 

Il y avait certes quelques longueurs de micros trottoirs, d'interventions des Conseils de quartier ou de certains intervenants (3 heures de débats) mais assurément ce genre de soirée permet de faire passer des messages et de laisser la parole aux spectateurs que nous étions.

Les débats s'articulaient autour de 4 grands thèmes : harmonie ; cadre de vie ; intelligence et ouverture à l'international.

Passons les autres sujets que celui qui préoccupe le quartier des Vaîtes. M ALAUZET a évoqué un thème qui lui est cher : le renchérissement et la disparition du pétrole à l'horizon 2050 c'est pour cela qu'il faut développer des modes de transports en commun en site propre et qu'"il faut éviter l'étalement urbain".

Nous n'avons pas pu nous empêcher de réagir.

Nous comprenons parfaitement l'intérêt d'une urbanisation relativement dense lorsqu'on se situe en ville et notamment afin d'éviter un étalement urbain non maîtrisé.
Mais nous n'en sommes pas encore là à Besançon et les perspectives démographiques ne nous montrent pas que la population de Besançon s'accroîtra. Ce serait même le contraire d'après les indicateurs avancés du recensement. Quant aux perspectives, elles sont conditionnées par l'emploi, et ce ne sera malheureusement pas le moteur démographique de Besançon.
 
D'autre part, il est intéressant de s'attarder sur la terminologie : "relativement dense" fréquemment reprise par M ALAUZET. L'idée qu'on veut faire passer est de militer pour la densité.
Alors pourquoi s'encombrer de l'adjectif : "relativement".
N'est-ce pas parce qu'on connaît les méfaits et les tristes conséquences de la densité en urbanisme ?
 
Préserver des espaces de respiration : oui ! Mais pourquoi la Ville ne serait pas elle même un espace de respiration comme le sont certains quartiers de Besançon où tout le monde va se promener le dimanche (Velotte, les bords du doubs, rivottes, le long de la boucle et...les Vaîtes et Brulefoin).
 
L'écologie vise à la préservation de la Terre, de la Nature mais aussi au bien être de ses hébergents dont nous faisons partie. Et la densité n'est certainement pas une réponse de nature à favoriser le bien être. Nous devrions tirer aujourd'hui les leçons des constructions denses réalisées il y a 30 ans !
Ne nous méprenons pas à ce sujet, le problème n'est d'ailleurs pas la hauteur des bâtiments ; c'est la densité. 
 
Alors oui à une certaine densité, mais surtout quelle soit vraiment relative à tous ces paramètres !

Afin de laisser place à d'autres interventions, nous avons limité la notre aux points suivants : M ALAUZET évoquait à juste titre la disparition du pétrole, mais il y a 50 ans il y avait une voiture pour 3 ménages  ; aujourd'hui il y en a 2 à 3 par ménage et en 2050 il y aura d'autres sources d'energie pour mouvoir nos véhicules. (L'hydrogène, selon l'intervention remarquée de M ROSSELOT).  Alors il faut certes favoriser les transports en commun, mais il ne solutionnent pas tout ; il suffit pour cela de voir par quel moyen de transport les participants à cette soirée sont rentrés chez eux... (en voiture simone !)

En 2020, le TGV mettra Besançon à 30 mn de Dijon et à 45 mn de Mulhouse ! Autant dire que la concurrence entre ces trois métropoles régionales sera exacerbée. M le Maire ne craint pas la concurrence qui dynamise à juste titre comme il l'affirme. Il n'empêche que dans cette lutte les atouts de Besançon se sont pas d'ordre économique (développement économique plus dynamique de Dijon et Mulhouse) ; ils seraient plutôt du côté de la qualité de la vie à Besançon.

A ce titre une des originalité de Besançon est, à la différence de Dijon ou Mulhouse où la vue est barrée par des immeubles ; à Besançon l'horizon est ouvert sur les collines. En ce sens urbaniser la colline des Vaîtes est une faute de goût au même titre que les immeubles qui viennent d'être construits à la Mouillère qui sont "vraiment moches et barrent la vue sur la colline de Bregille et sur la citadelle que vous entendez classer au patrimoine de l'Unesco". Selon les termes d'une personne dans la salle.

M le Maire a semblé sensible à cet argument de l'incongruité d'urbaniser la colline des Vaîtes en reprenant la discussion sur ce thème entre 4 yeux après les débats. Espérons que ses adjoints ne pousseront à l'erreur en faisant monter les constructions le long de la colline.

Deuxième point que nous avons évoqué. Pour que Besançon soit attirante vis à vis de Dijon et Mulhouse, il faut qu'elle préserve et développe ses charmes. En cela la vue prospective en 3D qui était une ébauche de ce que pourrait être le quartier des Vaîtes avec des rues rectilignes à l'américaine manque singulièrement de charme.

En étant optimiste on pouvait comprendre à la réaction de M le Maire qu'il partageait ce point de vue car il a déclaré que cette vue en 3D n'était qu'une ébauche et ne constituait pas un projet. Et de là pouvions-nous en conclure que M le Maire n'appréciait pas non plus des rues rectilignes et tracées au cordeau, à l'américaine ?

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