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Publié par association les Vaîtes

foule-dans-la-salle.JPGEnsuite M GRETHER nous a expliqué longuement quelles pourraient être les hypothèses du tracé du TCSP (transport en commun en site dédié). Nous préférons le qualificatif dédié, parce qu’il ne faudrait pas laisser place à la confusion avec la propreté tant utilisée dans le discours écologiste actuel.

Suite de l'article publié le 19 oct...

Et après de longues explications sur les emplacements possibles des stations du TCSP, M GRETHER nous a présenté les hypothèses (toujours des hypothèses) d’implantation des voies de circulation.

Mais dites, au fait, pour faire des hypothèses d’implantation des stations d’un transport en commun, des voies de circulation… ne faut-il pas avoir un tantinet défini la densité de la population et où elle sera implantée ?

Mais ces français sont décidément grognons après cette ½ finale…

Alors subitement, M GRETHER a projeté ce qu’il a appelé son parti-pris. Il l’a qualifié également de schéma sommaire d’intentions.

Nous avons pu voir une image projeté présentant d’un côté des zones constructibles où seraient construit un éco-quartier, + dense, + serré, + desservi par les transports en commun, les commerces.

De l’autre une partie plus noyée dans la verdure, la nature.

 

Ensuite viendra l’implantation d’une école, de commerces. « toutes ces solutions on commence à les tester » nous a précisé M GRETHER.

 

Vint ensuite le jeu des questions et des réponses.

Et là, comme lors de la ½ finale, on a pas pu dire : « bôôh jeu !

 

Intervention de Guy MOUROT

Pour répondre à M le Maire qui s’attend « à des coups tordus » à l’approche des municipales, Guy MOUROT précise :

-tout d’abord avant de poser une question, que notre association est absolument apolitique et entend bien le rester.

-puis Guy MOUROT pose une question présente dans beaucoup de têtes des habitants des Vaîtes : « qu’est ce qu’on va nous amener dans un quartier calme, sans tags, sans violence ? »

Immédiatement, M le Maire lui a coupé la parole et a répondu sèchement : « je ne peux pas laisser dire cela ».

Alors que la question de Guy MOUROT n’était pas formulée entièrement.

En effet, c’est seulement après l’intervention agressive de M le MAIRE que notre Président a pu terminer sa question comme il l’avait prévu. « nous admettons très volontiers une partie de logements sociaux attribués à qui que ce soit sans distinction de niveau social, de race, de couleur, de religion. En espérant seulement que ces futurs occupants se comportent correctement, en ayant conscience qu’à côté des droits de l’Homme, il y a également des devoirs des hommes, en respectant les règles élémentaires de comportements citoyens : respect des personnes et respect des biens d’autrui. Nous apprécierions qu’on nous épargne, les semeurs de troubles, les violents, les révoltés… »

 

Comment s’étonner qu’une personne de près de 75 ans, qui a toujours habité ce quartier paisible, se pose cette question ?

Et M le Maire a rappelé ensuite qu’il y aura une mixité sociale, des logements pour jeunes primo-accédants, des petites copropriétés, du locatif.

Mais au fait, M le Maire, on n’a pas parlé d’argent.

Combien coûte un éco-quartier ?

Les spécialistes que nous avons interrogé nous on répondu entre 30 et 50% de plus. Alors sur la base d’un prix moyen du m2 à Besançon (2 650€/m2). L’addition pourrait alors atteindre près de 4000 €/m2 !

Soit 240 000 à 280 000 € pour un jeune couple achetant 60 à 70m2 !

Soyons sérieux, quels primo-accédants pourront se le permettre ?

 

Mais alors, le prix de 3.81€/m2 qui a été annoncé pour les terrains…

Même si ensuite le Maire nous a dit que ce prix ne reflétait pas la valeur de nos terrains, il n’a jamais voulu nous donner ne serait-ce qu’une fourchette de prix.

Espérons que ce n’est pas pour payer moins cher les terrains afin de réduire le prix des logements.

N’oublions pas que les maraîchers comptent sur la valeur des terrains sur lesquels ils ont versé leur sueur, pour compenser leur maigre retraite agricole de - de 900 €.


Eric DACLIN, le porte parole de l'association demanda ensuite à M FOUSSERET qu'il confirme les engagements tenus par M BORNOT lors de la réunion de l'AG de l'association du 6 juillet 2006. 

« A côté des maisons existantes, il n’y aura pas d’immeubles, il y aura des maisons ».

Réponse : « non ce n’est pas vrai ».

Pourtant 150 personnes l’ont entendu et une journaliste de l’Hebdo de Besançon a même rapporté ces propos dans son édition du 12 juillet 2006.

Dans cette situation, M FOUSSERET a une réponse facile :

« cette journaliste n’était pas présente à votre assemblée ».

Faux et surprenante réponse de la part du Maire qui n’a pas pu assister à notre AG puisqu’il était en Conseil Municipal…

Réponse à nouveau,  « je n’ai jamais dit cela. Si M BORNOT l’a dit, d’une part celui qui décide, ce n’est pas lui, c’est le Maire. D'autre part... ».

Nous préférons ne pas évoquer le second argument utilisé par M FOUSSERET car nous l’avons trouvé blessant pour son proche collaborateur.

Surprenante réaction.

Le 11 février 2006, M le Maire nous avait pourtant dit. « vous allez entendre des bruits de toutes part à propos de ce projet. Ce que je vous demande c’est de n’écouter que ce que ce que je (JLF) dis, M LOYAT dis et ce que dit M BORNOT. »

M BORNOT nous a été présenté comme un des meilleurs spécialistes du logement sur Besançon. Et il est vrai que nous avons apprécié ses compétences. Dommage que les compétences s’effacent derrière le politique.

 

Mais dans le cas présent, notre question n’était pas un piège.

Lors d’une conversation informelle récente, M BORNOT nous a précisé qu’il n'avait pas voulu dire « à côté des maisons existantes, il n’y aura pas d’immeubles » mais il voulait dire « à côté des îlots de maisons… ».

N’aurait-il pas été plus simple de le répéter lors de cette réunion publique ?

 

La devise de cette réunion semble être « Mais pourquoi faire court, quand on peut faire long… »

Dommage !

Nous avons relevé que les questions posées par la population étaient beaucoup plus agressives que celles des représentants de l’association.

Espérons que la prochaine réunion se déroulera plus simplement et avec plus d’efficacité.

L’association propose une nouvelle fois ses services à la Mairie.

Nous connaissons les habitants du quartier. Pourquoi ne pas nous associer à la préparation de ces réunions. Ce serait un bon début de réelle concertation. Nous avons réclamé cette concertation dès la constitution de notre association, et à ce jour, nous déplorons qu’elle soit pratiquement inexistante.

Guy MOUROT - Eric DACLIN - Pierre CHEVASSU - Thierry OUDOT - Hazem ZOCK - Chantal JOBARD - Jacqueline MOUROT - Claude MERCIER - Jean PERROT.

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